Ascoval : Une grosse commande permet d’éclaircir l’horizon de l’aciérie

INDUSTRIE Le site nordiste tournait au ralenti depuis sa reprise par Olympus il y a six mois

20 Minutes avec AFP
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L'aciérie Ascoval, à Saint-Saulve, dans le Nord.
L'aciérie Ascoval, à Saint-Saulve, dans le Nord. — F.Lo Presti/AFP

L’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, dans le Nord, a reçu une importante commande de l’usine British Steel d’Hayange, en Moselle. Une importante livraison pour SNCF Réseau qui éclaircit l’avenir du site, six mois après la reprise par Olympus, a-t-on appris lundi de source proche de l’entreprise.

Cette commande, effective à partir de septembre 2020 et qui était attendue, porte sur la fourniture de 140.000 tonnes par an, pendant 4 ans, de blooms, des barres d’acier de section carrée, qui serviront à la fabrication de rails pour SNCF Réseau.

Un marché qui double le carnet de commandes

Elle devrait être confirmée lors d’un comité de suivi, ce lundi après-midi à Saint-Saulve, auquel doivent participer, en plus des dirigeants des entreprises concernées, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

Cet accord tripartite permet de doubler le carnet de commandes du site, qui tournait au ralenti, et s’établissait à 136.000 tonnes pour 2020. Ce nouveau débouché a été rendu possible grâce à l’investissement dans un outil de production permettant, notamment, la fabrication de ces blooms rectangulaires. Il fait suite à des aides publiques de 47 millions d’euros.

L’usine de Saint-Saulve, créée en 1975 par le sidérurgiste Vallourec, avait été reprise fin mai par la holding Olympus après quatre années de déboires financiers. Olympus était la maison-mère de British Steel, laquelle a été placée en faillite au printemps, mais Ascoval n’a pas fait partie du périmètre de cette faillite. Elle compte aujourd’hui 264 salariés, lesquels ne travaillaient qu’une semaine sur deux depuis juillet.