Sports d’hiver : Comment se faire dédommager pour un forfait de ski inutilisé ?

ARGENT À plus d’une centaine d’euros le forfait de ski à la semaine, il est particulièrement rageant de ne pas pouvoir en profiter. Bien que peu d’adeptes des pistes le sachent, il est toutefois possible d’être indemnisé

Julie Polizzi pour 20 Minutes

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En cas de fermeture des remontées mécaniques, certains dédommagements sont prévus.
En cas de fermeture des remontées mécaniques, certains dédommagements sont prévus. — IStock / City Presse

Les vacances au ski, c’est bien connu, ce n’est pas donné. Après le coût du logement et de la location du matériel, les forfaits de remontées mécaniques pour toute la famille pèsent lourd dans le budget. Dans les grands domaines skiables, les tarifs grimpent facilement à une quarantaine d’euros par jour pour un adulte.

Lorsqu’on est empêché de dévaler les pentes enneigées, on calcule donc assez vite la perte financière occasionnée. Dans certains cas, il est cependant possible de limiter la casse.

Le service interrompu

Bien que la loi ne prévoie rien, les exploitants des remontées mécaniques se sont depuis bien longtemps engagés à appliquer les recommandations de la Commission des clauses abusives en matière d’indemnisation des usagers. Dans ce cadre, il est prévu que lorsque les téléphériques et tire-fesses de la station s’arrêtent complètement pendant plus d’une demi-journée, les titulaires d’un forfait séjour peuvent prétendre à un dédommagement. On pense ici à un problème mécanique, électrique ou encore à des intempéries par exemple.

Chaque domaine skiable est cependant libre de fixer ses propres modalités, qui sont obligatoirement affichées en caisse. L’indemnisation varie notamment selon le temps d’arrêt du service, le nombre de remontées mécaniques indisponibles ou encore la durée du forfait souscrit. Un petit coup d’œil au moment de l’achat est donc toujours utile.

Un panel d’options prévu

Les conditions générales de vente des stations proposent en règle générale trois types de compensation. Première option : prolonger directement votre forfait de ski. Un bon plan si vous avez la possibilité de décaler ou d’annuler vos autres projets. Vous pouvez sinon demander un avoir qui sera valable jusqu’à la fin de la saison suivante et vous permettra d’acheter de nouveaux forfaits. Dernier choix possible : opter pour le remboursement. En revanche, celui-ci s’effectuera non seulement au prorata du temps de blocage des remontées mécaniques mais il sera aussi différé, parfois de plusieurs mois. Lorsque des intempéries sont à l’origine de l’arrêt du service, certains domaines proposent par ailleurs des tarifs réduits à la journée.

Dans tous les cas, il faudra adresser votre demande à la billetterie à laquelle vous avez acheté les forfaits de ski et présenter des justificatifs comme le forfait original ou un reçu d’achat. Par ailleurs, que faire si vous avez perdu ou on vous a volé votre forfait ? Si là encore, vous avez gardé le justificatif de la commande, un duplicata pourra vous être remis.

S’assurer contre les imprévus

Qu’en est-il si vous tombez malade, si vous avez un accident ou si un autre événement vous empêche de profiter de votre séjour ? Il n’y a qu’en étant assuré contre ces risques que vous pourrez être dédommagé. En la matière, le contrat multirisque habitation et la garantie des accidents de la vie (GAV) peuvent notamment prendre en charge vos frais médicaux et votre évacuation en cas de collision sur une piste. Toutefois, le remboursement du forfait de remontées mécaniques est en général exclu.

Seule une assurance ski, souscrite en amont ou achetée avec le forfait, peut vous indemniser. Ce type de formule vous garantit contre l’annulation des forfaits ainsi que celle de vos cours de ski en cas d’événement grave survenu en amont du séjour ou sur place, tel qu’une hospitalisation, le décès d’un proche, un licenciement économique, l’obtention d’un nouvel emploi, voire un défaut d’enneigement. Ces assurances dédiées coûtent entre 15 et 20 euros par personne et par semaine.