Entrée en bourse de la FDJ : Le prix de l’action fixée à 19,50 euros pour les particuliers et 19,90 pour les institutionnels

PRIVATISATION L’opération devrait rapporter plus de 2 milliards d’euros à l’Etat, selon Bruno Le Maire

20 Minutes avec AFP

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Le siège de la Française des Jeux, ou FDJ, à Boulogne-Billancourt, près de Paris.
Le siège de la Française des Jeux, ou FDJ, à Boulogne-Billancourt, près de Paris. — Christophe Ena/AP/SIPA

A la veille de l’entrée en bourse de La Française des Jeux (FDJ), Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, a annoncé avoir fixé le prix de l’action à 19,50 euros pour les particuliers et à 19,90 pour les institutionnels, une opération qui devrait rapporter « plus de 2 milliards d’euros » à l’Etat.

Les investisseurs et les particuliers ont demandé au total pour plus de 11 milliards d’euros d’actions, soit 1,6 milliard en provenance des petits porteurs, et 10 milliards de la part des institutionnels – fonds, entreprises, banques, assurances, etc. –, a détaillé le ministre lors d’une conférence de presse.

Près de 40 % de titres réservés aux investisseurs particuliers

Bruno Le Maire a salué « un succès spectaculaire », alors que l’opérateur de jeux doit faire son entrée à la Bourse de Paris jeudi matin​. La fourchette initiale de prix était comprise entre 16,50 et 19,90 euros, avec une décote de 2 % prévue pour le grand public.

« Nous avons décidé de porter de 33 à 40 % la part des titres réservés aux investisseurs particuliers », a précisé le ministre, qui a indiqué que ceux qui ont souscrit moins de 2.000 euros « seront intégralement servis ».

« L’Etat, les actionnaires historiques et les Français détiendront plus de 60 % du capital »

Pour ceux qui ont souscrit plus de 2.000 euros, « seulement 10 % de la demande pourra être servie », a ajouté Bruno Le Maire. Au total, « un demi-million de personnes » ont participé à la souscription, a-t-il précisé.

A l’issue de l’opération, l’Etat détiendra 20 % du capital et les particuliers plus de 21 %. Les anciens combattants verront leur position renforcée, tandis que les salariés du groupe détiendront entre 5 et 7 %. Au total, « l’Etat, les actionnaires historiques et les Français détiendront plus de 60 % du capital » de la FDJ, a résumé le ministre.