Vidéosurveillance : Dans la maison, dans le jardin, sur le portail… Quelles règles pour filmer chez soi et dissuader les cambrioleurs ?

SECURITE Les systèmes d’alarme et de caméras de surveillance peuvent décourager les cambrioleurs. Mais avant d’équiper le moindre recoin du jardin, il y a des règles à respecter

Julie Polizzi pour 20 Minutes
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L'installation de caméras de surveillance dans votre domicile implique de respecter certaines règles.
L'installation de caméras de surveillance dans votre domicile implique de respecter certaines règles. — IStock / City Presse

La vidéoprotection  a le vent en poupe, que ce soit auprès des administrations et commerçants ou bien chez les particuliers. Installer des caméras de surveillance est en effet un bon moyen de dissuader les malfaiteurs ou de les confondre après coup.

Pour transformer sa demeure en forteresse, il y a toutefois quelques précautions à prendre.

Une surveillance encadrée

La législation  laisse aux particuliers tout le loisir de truffer leur propriété de caméras en tout genre et ce, sans avoir aucune autorisation ou déclaration administrative à effectuer. Mais encore faut-il que ces appareils soient uniquement orientés sur l’habitation. Il est hors de question d’en profiter pour épier des voisins ou les passants dans la rue. Les règles relatives à la protection sur la vie privée interdisent en effet formellement de diriger des caméras privées vers une résidence mitoyenne ou sur la voie publique, sous peine d’une lourde sanction. Afin de protéger son entrée, il est en revanche possible de filmer son portail, mais seulement en lisière de son mur et à condition d’apposer un panneau visible informant les passants de l’existence d’un système de télésurveillance.

Par ailleurs, la loi impose de respecter la vie privée et le droit à l’image des personnes filmées chez soi. Par exemple, pour ceux qui emploient régulièrement des aides à domicile, ils doivent obligatoirement les informer de la mise en place de ce dispositif de sécurité et ne pas les enregistrer en permanence durant l’exercice de leur activité professionnelle.

Un choix pléthorique

Une fois ces restrictions en tête, il n’y a plus qu’à se rendre dans un magasin de bricolage . Une fois déterminé si la caméra est destinée à l’extérieur ou à l’intérieur du logement, et qu’elle vise plutôt à dissuader les malfrats ou à les prendre sur le fait, c’est la question du mode de communication des informations qui va se poser. En optant pour un équipement filaire, on évite tout risque d’interférence ou de perturbation du signal. Bémol : il faut en passer par des travaux de câblage pas toujours évidents.

De plus en plus de particuliers optent donc pour des caméras de surveillance sans fil qui fonctionnent le plus souvent par Wifi. Faciles à mettre en place et souvent pilotables depuis un téléphone, ces modèles se déclinent à tous les prix. Tout dépend de leurs caractéristiques : webcam, projecteur infrarouge, zoom optique, enregistrement à partir d’un détecteur de mouvement, qualité des images…

Le recours à des spécialistes

Si les caméras IP permettent d’être informé de la moindre activité anormale directement sur son smartphone, encore faut-il être en capacité de réagir rapidement pour éviter de voir son habitation mise à sac. C’est là qu’interviennent des sociétés spécialisées dans la vidéosurveillance.

Leur formule consiste généralement dans l’installation du matériel de sécurité (acheté ou loué) et la souscription d’un abonnement vous permettant une surveillance 24 h/24 de votre domicile par des professionnels. En cas de problème, ces agents vérifient les images et se chargent d’alerter les autorités sans délai. Avant de s’engager dans ce type de contrat, il vaut mieux vérifier quelle est sa durée d’engagement (l’idéal est de ne pas dépasser douze mois) et quels services sont inclus.