L'Ecureuil ne perdrait pas de noisettes

Angeline Benoit et Alexandre Lassalle - ©2008 20 minutes

— 

« Pas l'ombre d'un doute » sur l'épargne des particuliers de la Caisse d'Epargne. C'est ce qu'a affirmé hier Bercy après la révélation, vendredi, d'une spéculation ratée qui a coûté 600 millions d'euros et provoqué le départ de ses dirigeants. De son côté, Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, a déclaré ne pas craindre d'autres « incidents bancaires ».

De fait, un tour auprès d'un des rares établissements ouverts le lundi à Paris n'a pas mis de panique en évidence. « A la Société générale, ça n'a rien changé. Donc je ne vois pas pourquoi ça changerait quelque chose à la Caisse d'Epargne », estimait une cliente tandis qu'une autre se résignait : « Nous, pauvres petits épargnants, on ne peut rien y faire. » De fait, la Société générale a perdu cinq milliards, pas 600 millions. Quoi qu'il en soit, l'Ecureuil, qui a affiché un bénéfice de 1,4 milliard d'euros en 2007, se refusait hier à toute prévision pour 2008.