Prélèvement à la source : L’année blanche 2018 a « coûté » 81,1 milliards d’euros à l’Etat

PORTE-MONNAIE Dans cette somme, 5,9 milliards d'euros ont par exemple été restitués aux ménages en réductions ou crédits d’impôts

20 Minutes avec AFP

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Gérald Darmanin, le 17 juillet 2019 à l'Elysée.
Gérald Darmanin, le 17 juillet 2019 à l'Elysée. — LUDOVIC MARIN / AFP

Quelle somme représente l’année blanche en 2018 pour l’Etat ? Sa mise en place dans le cadre du prélèvement à la source représente un manque à gagner de 81,1 milliards d’euros, révèle ce jeudi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

Lors de l’instauration du prélèvement à la source en 2019, le gouvernement a décidé ne pas taxer les revenus courants de 2018 (salaires, pensions, etc.), car cela aurait entraîné une double imposition pour les ménages cette année-là. Techniquement, cette neutralisation de l’impôt s’est faite via un crédit d’impôt modernisation du recouvrement (CIMR).

Près de neuf milliards d’euros rendus aux ménages

« 75,2 milliards d’euros ont été imputés en moindres recettes » au budget de l’Etat, via ce CIMR a indiqué Gérald Darmanin lors d’une audition devant les députés de la Commission des Finances. Par ailleurs, 5,9 milliards ont été restitués aux ménages en réductions ou crédits d’impôts qui ont été maintenus malgré l’année blanche, a-t-il ajouté.

Au total donc, s’il n’y avait pas eu d’année blanche, l’Etat aurait dû récupérer 81,1 milliards d’euros payés par 18,5 millions de foyers au titre de l’impôt sur le revenu de 2018, a précisé Gérald Darmanin.