Bretagne: Le tribunal ordonne l'arrêt immédiat de la production des chaussures de la marque Noël

LIQUIDATION L'entreprise faisait travailler 84 personnes à Vitré, près de Rennes, et plus de 700 en Tunisie

C.A.

— 

Des chaussures de la marque Noël présentées dans une boutique rennaise.
Des chaussures de la marque Noël présentées dans une boutique rennaise. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • La marque de chaussures Noël doit arrêter sa production immédiatement, comme l'a ordonné le tribunal de commerce de Rennes mercredi.
  • Fondée à Vitré en 1928, la société familiale a fait travailler des centaines de personnes par le passé.
  • Seules ses marques pourront potentiellement être reprises. Les 84 salariés seront licenciés.

Le mois de novembre aura été fatal à la marque. Mercredi, le tribunal de commerce de Rennes a prononcé l’arrêt immédiat de la production de la marque de chaussures Noël. Fondée à Vitré, près de Rennes, la société avait été placée en liquidation judiciaire en septembre et comptait encore quatre marques, parmi lesquelles Babybotte, Noël-Kids, Easy Peasy et Mary Isa-Minibel. Les 84 salariés du site breton seront licenciés. L’entreprise faisait également travailler 700 personnes dans trois ateliers en Tunisie.

A la sortie de l’audience, le patron de la marque était effondré. « C’est la fin de l’entreprise Noël, la fin de l’histoire. Je me suis battu jusqu’au bout pour trouver une solution », a témoigné Patrick Noël, comme le rapporte France 3 Bretagne. Depuis quelques années, la marque française s’était spécialisée dans la chaussure pour enfants, après avoir perdu des contrats importants avec la police et l'armée, ce qui avait encore fragilisé son activité.

Une baisse de la natalité

Pour justifier les difficultés de la société familiale qui a fait travailler des centaines de personnes à Vitré, Patrick Noël avait évoqué «la baisse de la natalité», ou encore « l’évolution des comportements d'achats des familles » qui optent souvent pour des baskets.

Fondée en 1928, la société Noël s’est éteinte un soir pluvieux de novembre. Seules ses quatre marques pourront éventuellement faire l’objet d’offres de reprise, notamment pour écouler les stocks.