Faillite de Thomas Cook : Un délai supplémentaire accordé pour améliorer les offres de reprise de la filiale française

REDRESSEMENT JUDICIAIRE Quinze offres de reprise partielles ont été déposées pour reprendre le voyagiste, dont la maison mère britannique a fermé ses portes en septembre

20 Minutes avec AFP

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Une agence voyage de Thomas Cook à Paris.
Une agence voyage de Thomas Cook à Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Le tribunal de commerce de Nanterre a accordé ce mardi un délai supplémentaire de deux semaines aux administrateurs judiciaires chargés du dossier Thomas Cook France, afin d’améliorer la quinzaine d’offres actuellement sur la table pour la reprise du voyagiste.

Thomas Cook France a été placé en redressement judiciaire le 1er octobre dernier, à la suite de la faillite retentissante de sa maison mère britannique.

Quinze offres de reprise partielles, émanant toutes d’acteurs du tourisme, ont été déposées pour le voyagiste qui emploie 780 salariés dans l’Hexagone et détient 174 agences de voyage en propre – sans compter 247 autres points de vente franchisés qui ne sont pas concernés par la procédure.

Vers un examen des dossiers le 19 novembre

Le tribunal de commerce de Nanterre, chargé de la procédure, devait procéder à l’examen des dossiers ce mardi, mais les administrateurs judiciaires ont demandé un délai supplémentaire de quinze jours, jusqu’au 19 novembre, qui a été accordé, a indiqué une source proche du dossier.

Une des offres est portée par l’équipe de direction actuelle de la société, qui est intéressée par la reprise « d’une partie de l’activité de distribution et de l’activité de tour-opérateur » sous la marque Jet Tours.

Parmi les autres dossiers de reprise, cinq entreprises se sont regroupées pour peser plus lourd : Havas Voyages, Salaün Holidays, Karavel, Le Vacon et Sainte-Claire proposent conjointement de reprendre 115 agences au total, avec 85 % des effectifs actuels.

Un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros

A fin septembre 2019, Thomas Cook France revendiquait un chiffre d’affaires (« brut consolidé ») de 750 millions d’euros, se répartissant entre 380 millions pour son réseau de distribution, et 370 millions pour son activité de tour-opérateur via la marque Jet Tours.

Mais selon ses comptes déposés au greffe, la filiale française enchaîne également depuis des années les pertes : -26 millions pour l’exercice clos en septembre 2018, -30 millions en 2017, -21 millions en 2016.