SNCF : Le nouveau patron, Jean-Pierre Farandou, cherche la « paix sociale »

DEMINEUR La première interview du nouveau PDG de l’entreprise est principalement tournée vers le personnel

20 Minutes avec AFP

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Jean-Pierre Farandou, le nouveau président de la SNCF. (archives)
Jean-Pierre Farandou, le nouveau président de la SNCF. (archives) — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

« Renouer le fil. » Tel est le crédeau développé par le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, dans un entretien au Journal du dimanche. L'« agitation » actuelle à la SNCF « témoigne de la préoccupation des salariés » alors que le groupe public a connu ces derniers temps « beaucoup de choses en matière de réorganisation et de réformes structurantes », reconnaît Jean-Pierre Farandou. « Je l’entends. »

« Il ne peut pas y avoir un bon service aux clients s’il n’y a pas une paix sociale dans l’entreprise », a-t-il relevé, annonçant des rencontres « au plus vite » avec les quatre principaux syndicats. En revanche, « la loi s’impose à tous », a-t-il rappelé, jugeant « inacceptables » les récents mouvements qui ont débordé les organisations syndicales – une référence à la mobilisation dans le centre de maintenance des TGV Atlantique ayant succédé à des arrêts de travail, au nom de la sécurité, après l’accident d’un TER dans les Ardennes.

Plus de monde au guichet

Jean-Pierre Farandou, qui a succédé vendredi à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF, se donne « un an » pour définir le nouveau projet d’un groupe qui devient une société anonyme le 1er janvier. Aux trois grands programmes légués par Guillaume Pepy sur la sécurité, la ponctualité et l’information aux voyageurs, Jean-Pierre Farandou entend ajouter « la place de l’humain dans l’entreprise ».

S’il ne peut amender fortement le budget 2020, Jean-Pierre Farandou annonce un « correctif » sur les conditions de vie au travail. Dans ce premier entretien après sa prise de fonctions, très clairement destiné avant tout au personnel de la SNCF, Jean-Pierre Farandou évoque néanmoins aussi une demande récurrente des voyageurs : « plus de personnel au guichet », car, dit-il, « il ne faut pas que l’effort de productivité se fasse au détriment des attentes des clients ». « Je vais donner la consigne qu’au plus tard à l’été prochain, la durée maximale des queues aux guichets ne dépasse plus trente minutes », a-t-il exposé au JDD.