Fiat-Chrysler – PSA : Les deux constructeurs automobiles se mettent d'accord pour une «fusion à 50/50»

ALLIANCE Cette nouvelle entité, dont le siège social serait basé aux Pays-Bas, rejoindrait les mastodontes des constructeurs automobiles en devenant le numéro 4 mondial

20 Minutes avec AFP

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Fiat Chrysler et PSA avancent à plein régime vers la création d'un géant automobile mondial
Fiat Chrysler et PSA avancent à plein régime vers la création d'un géant automobile mondial — AFP

C’est officiel. Les deux constructeurs automobiles PSA et Fiat-Chrysler ont annoncé, ce jeudi, être tombés d’accord « à l’unanimité » pour mettre en œuvre « une fusion à 50/50 des activités des deux groupes », ont-ils annoncé dans un communiqué commun.

« Les actionnaires des deux groupes détiendraient respectivement 50 % du capital de la nouvelle entité et partageraient donc à parts égales les fruits de ce rapprochement », ont-ils précisé.

La fusion se fera « sans fermeture d’usine »

Le conseil d’administration serait composé de onze membres, cinq nommés par Fiat-Chrysler, cinq par PSA avec Carlos Tavares, l’actuel patron du constructeur français comme directeur général. Avec 8,7 millions de véhicules vendus, cette nouvelle entité dont le siège social serait installé aux Pays-Bas rejoindrait les mastodontes des constructeurs automobiles en devenant le numéro 4 mondial.

« L’importante création de valeur générée par cette opération est estimée à près de 3,7 milliards d’euros de synergies annuelles et progressives », précisent les deux groupes qui assurent qu'« aucune fermeture d’usine » n’est prévue.

Un accord final « dans les prochaines semaines »

Avant cette fusion, si elle aboutit, PSA a par ailleurs indiqué qu’il se séparerait de ses 46 % du capital de l’équipementier Faurecia. Les équipes des deux constructeurs ont reçu le mandat de finaliser les discussions pour conclure un accord « dans les prochaines semaines ».

L’Etat français, actionnaire à 12 % de PSA, a accueilli « favorablement » ce projet de fusion tout en indiquant que le gouvernement « sera particulièrement vigilant sur l’empreinte industrielle en France, la localisation des centres de décision et la confirmation de l’engagement du nouveau groupe sur la création d’une filière industrielle européenne de batteries électriques », a indiqué le ministère de l’Economie.