Le « petit » A220 d’Airbus ne pourra plus voler plein gaz après une série d’incidents

AERONAUTIQUE Les agences de sécurité aérienne canadienne et européenne ont décidé de « brider » l’A220 à partir d’une certaine altitude, après plusieurs cas d’arrêt du moteur en vol

20 Minutes avec AFP

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La famille A220 d'Airbus, des monocouloirs de 100 à 150 sièges.
La famille A220 d'Airbus, des monocouloirs de 100 à 150 sièges. — Airbus SAS - fixion - MMA

A partir d’une certaine altitude, les pilotes d'A220 devront modérer leurs ardeurs. Le petit dernier d' Airbus, un monocouloir de 100 à 150 sièges qui est en fait l’ex-CSeries du Canadien Bombardier, vient de faire l’objet d’une nouvelle directive de navigabilité édictée par Transport Canada, l’agence de sécurité aérienne du pays, et relayée par son homologue européenne.

En vigueur depuis le 26 octobre, cette nouvelle règle interdit aux A220 de voler à plein régime à partir d’une certaine altitude. Au-delà 29.000 pieds, soit 8.840 mètres, la manette des gaz doit être désactivée.

Ces consignes vont suite à plusieurs incidents, des cas d’arrêt du moteur en vol, survenus sur les A220 de la compagnie Swiss, filiale de la Lufthansa et cliente de lancement des A220.

En juillet, une pièce d’un des moteurs (un Pratt & Whitney) était tombée en plein vol au-dessus de la France. Les 16 septembre et 15 octobre, des incidents identiques sur des vols entre Genève et Londres avaient conduit à l’atterrissage d’urgence de l’avion à Paris. A La suite du dernier incident, les 29 A220 de Swiss avaient été brièvement cloués au sol le temps d’une inspection des moteurs qui s’étaient révélés « en parfait état » selon la compagnie. Les voilà « bridés », par précaution.