Le montant des prestations sociales en 2018 s'élèvent à 741 milliards d'euros

ETAT PROVIDENCE Une étude publiée ce mardi par la Direction de la  Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees) rélève le montant des prestations de protection sociales en 2018

20 Minutes avec AFP

— 

Tous les étudiants restent désormais rattachés au régime de Sécurité sociale de leurs parents.
Tous les étudiants restent désormais rattachés au régime de Sécurité sociale de leurs parents. — iStock / City Presse

741 milliards. C'est le montant total des prestations de protection sociale (santé, retraite, famille, chômage) établi en 2018, soit une augmentation de 1,8 % en un an, selon une étude publiée mardi par la Drees, le service statistique des ministères sociaux.

Cette somme représente 31,5% du produit intérieur brut (PIB), une proportion en léger recul par rapport à 2017, mais qui demeure parmi les plus élevées du monde. Le millésime 2018 a été marqué par un rebond des prestations de « vieillesse-survie » (+2,4% à 339 milliards), lié à « la hausse du nombre de départs à la retraite » qui « ne sont plus freinés par l'effet du relèvement progressif de l'âge légal », passé en quelques années de 60 à 62 ans.

Plus d'arrêts maladies, moins de prestations familiales

Les dépenses de santé ont poursuivi leur croissance supérieure à la moyenne (+2,1% à 261,2 milliards), portée par l'augmentation des arrêts de travail, mais aussi des bonus versés par la Sécu aux médecins libéraux.

Les prestations familiales ont à l'inverse marqué le pas (+0,3% à 55,4 milliards), en raison de la « stagnation du nombre de foyers bénéficiaires » des allocations familiales et du « recul du nombre de naissances depuis 2014 ». Faible hausse également mais léger sursaut pour les prestations liées à l'emploi (+0,6% à 44,6 milliards), tirées par les « grandes entreprises publiques» malgré «le ralentissement des allocations chômage » et « la fin progressive de l'effet du plan 500.000 formations » lancé sous le quinquennat de François Hollande.

Grosse diminution des aides au logement

Le poste « pauvreté-exclusion sociale » enregistre pour sa part une hausse « moins marquée » que les années précédentes (+2,4% à 23,7 milliards), «contrecoup de la montée en charge de la prime d'activité» en 2016 et 2017 - et de nouveau élargie en 2019.

Enfin, le montant des aides au logement « se contracte nettement » (-7,2% à 17,2 milliards), conséquence des « nouvelles mesures adoptées » avant et après l'élection d'Emmanuel Macron. Au total, en ajoutant les frais de gestion et les frais financiers, les dépenses de protection sociale ont atteint 787,1 milliards d'euros. Les ressources ont cependant bondi de 2,4% à 798,3 milliards, confirmant le « retour à l'excédent » survenu en 2017, avec un solde positif de 11,1 milliards d'euros l'an dernier.