Les « Panama Papers » et d'autres enquêtes ont permis à la France de récupérer 372 millions d’euros

FRAUDE Ce chiffre n’est pas définitif, puisque 750 contrôles fiscaux sont toujours en cours dans le cadre de cette affaire

20 Minutes avec agence

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Bercy (Photo d'illustration)
Bercy (Photo d'illustration) — BERTRAND GUAY AFP

En 2016, l’affaire des « Panama Papers » éclatait au grand jour, grâce au travail d’enquête du Consortium international des journalistes d’investigation ( ICIJ) et de plusieurs lanceurs d’alerte. Trois ans après ces révélations, la France a récupéré l’équivalent de 372 millions d’euros en impôts et pénalités, rapporte Le Monde.

Ce bilan pour le fisc est détaillé dans un récent rapport parlementaire. Il concerne les différents scandales financiers révélés depuis 2013, dont les «  Swiss Leaks », les « Paradise Papers » ou les « Offshore Leaks ».

Une somme malgré tout « modeste »

Les « Panama Papers » ont permis à l’administration fiscale de récupérer la coquette somme de 125,7 millions d’euros, détaille Le Figaro. Quant à l’affaire des « Swiss Leaks », elle a rapporté l’équivalent de 243,5 millions d’euros en impôts et pénalités.

La somme totale de 372 millions d’euros reste toutefois « modeste », rapportée au coût total estimé de l’évasion fiscale en France. Celui-ci pourrait atteindre la somme colossale de 36 milliards d’euros par an, selon un rapport sénatorial de 2012.

Un fléau pour le « consentement à l’impôt »

Ces scandales fiscaux constituent « une menace sociale grave, en faisant peser le soupçon sur l’inaction ou l’impuissance des pouvoirs publics », peut-on lire en préambule du nouveau rapport. Pire, ces différentes affaires « mine [nt] le consentement des citoyens à l’impôt. »

Les députés Emilie Cariou (LREM, Meuse) et Pierre Cordier (LR, Ardennes), coauteurs du rapport, préconisent des mesures afin de préserver « l’attractivité de la police financière », et notamment « de renforcer le parquet national financier (PNF) et d’intensifier sa communication ».