Française des Jeux : C’est (officiellement) parti pour la privatisation

RIEN NE VA PLUS On pourra acheter des actions à partir du début du mois de novembre

20 Minutes avec AFP

— 

Le siège de la Française des Jeux, ou FDJ, à Boulogne-Billancourt, près de Paris.
Le siège de la Française des Jeux, ou FDJ, à Boulogne-Billancourt, près de Paris. — Christophe Ena/AP/SIPA

La Française des Jeux a lancé vendredi le compte à rebours pour sa privatisation, annonçant que l’Autorité des marchés financiers (AMF) avait approuvé son document de base, première étape formelle en vue de son introduction en Bourse le 7 novembre. « Avec ce projet de privatisation, c’est une nouvelle page de l’histoire de notre entreprise qui s’ouvre », a souligné dans un communiqué Stéphane Pallez, PDG de l’opérateur de jeux détenu à 72 % par l’Etat.

Cette approbation « constitue la première étape du projet de privatisation de FDJ par voie d’introduction en bourse sur le marché réglementé d’Euronext, à Paris. La réalisation définitive de cette opération est soumise à l’approbation par l’AMF du prospectus relatif à l’opération et à des conditions de marchés favorables », tient à préciser le groupe. Mi-octobre, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait annoncé que les investisseurs privés comme le grand public pourraient souscrire des actions entre le 7 et le 20 novembre.

Un milliard d’euros attendus

Le gouvernement souhaite tirer « plus d’un milliard d’euros » de cette privatisation, a indiqué récemment Stéphane Pallez. En 2018, la FDJ, deuxième loterie européenne et quatrième mondiale, a engrangé 15,8 milliards d’euros de mises, soit une progression de 4,4 % sur un an et de 28 % en quatre ans. L’Etat continuera de toucher l’intégralité des recettes fiscales et sociales versées par la Française des Jeux, soit quelque 3,5 milliards d’euros par an.

« Pour les particuliers, sous réserve de validation par l’Autorité des marchés financiers, une action gratuite sera accordée pour dix actions achetées, si ces actions sont conservées 18 mois. Je souhaite par ailleurs qu’une décote de 2 % sur le prix de l’action achetée soit appliquée », avait précisé Bruno Le Maire. En outre, 10 % reviendront automatiquement aux salariés de l’opérateur.

La loi Pacte, adoptée en avril et qui a ouvert la voie à un vaste programme de cession d’actifs, a autorisé le transfert au privé de la majorité du capital de l’opérateur de jeux, tandis que l’Etat restera actionnaire minoritaire à hauteur de 20 % au minimum.