Londres livre son remède miracle

Angeline Benoit - ©2008 20 minutes

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Une solution « révolutionnaire » assure le Premier ministre britannique. Le plan de sauvetage que doit présenter ce matin Gordon Brown se veut un modèle pour sortir les banques du cercle vicieux qui entraîne des faillites en cascade depuis plusieurs semaines. Face aux difficultés de huit banques majeures, Londres a proposé d'en devenir actionnaire, jusqu'à 64 milliards d'euros, pour les renforcer. « Le problème des banques est que leur situation évolue chaque jour avec la valeur de leurs investissements, et des pertes qu'elles doivent prévoir sur leurs "actifs pourris". L'incertitude actuelle et le manque de confiance les exposent à des chutes brutales de leur cours de Bourse, parfois jusqu'à 30 % en un jour, explique Nuno Teixeira, directeur général adjoint de Schroders France. Elles doivent alors trouver plus de capitaux pour montrer qu'elles peuvent toujours honorer leurs engagements. Mais les investisseurs les fuient et elles ne se font plus confiance entre elles. Les plus exposées sont celles qui se financent de façon dominante sur les marchés et ne peuvent compter sur la stabilité d'une base de dépôts de clients particuliers. » Pour ces établissements financiers, Gordon Brown propose aussi de garantir 320 milliards d'euros de prêts entre les banques. Depuis un an, elles se regardent en chiens de faïence sur un marché interbancaire paralysé, contraignant les banques centrales à avancer l'argent. Un soin palliatif qui atteint ses limites, même si le plan Brown prévoit également un nouvel arrosage de 256 milliards d'euros.