La deuxième banque britannique, Royal Bank of Scotland (RBS), a lancé mardi la plus grosse augmentation de capital de l'histoire du Royaume-Uni, pour se renforcer après l'acquisition très coûteuse d'ABN Amro et de lourdes dépréciations liées à la crise du crédit, une opération embarrassante pour son patron Fred Goodwin.
La deuxième banque britannique, Royal Bank of Scotland (RBS), a lancé mardi la plus grosse augmentation de capital de l'histoire du Royaume-Uni, pour se renforcer après l'acquisition très coûteuse d'ABN Amro et de lourdes dépréciations liées à la crise du crédit, une opération embarrassante pour son patron Fred Goodwin. — Carl de Souza AFP

BANQUES

Le gouvernement britannique va prendre le contrôle de Royal Bank of Scotland et HBOS

La mesure s'inscrit dans le cadre du vaste plan de sauvetage des banques annoncé mercredi par les autorités...

Le gouvernement britannique prendra lundi le contrôle majoritaire de deux des plus grandes banques du pays, Royal Bank of Scotland (RBS) et HBOS, qui comptent parmi les établissements les plus affectés par la crise financière, croient savoir les journaux dominicaux «Sunday Times»  et «Sunday Telegraph».

La mesure, qui pourrait entraîner la suspension des échanges à la Bourse de Londres durant toute la journée de lundi, selon le Sunday Times, s'inscrit dans le cadre du vaste plan de sauvetage des banques annoncé mercredi par les autorités.

70% du capital de HBOS et 50% de RBS

Londres s'était dit disposé mercredi à injecter jusqu'à 50 milliards de livres (64 milliards d'euros) dans les banques du pays, afin de soutenir une augmentation de leurs fonds propres, garant de la stabilité des instituts financiers.

Selon le «Sunday Times7, RBS a demandé au gouvernement 15 milliards de livres (19 milliards d'euros). HBOS, principal prêteur immobilier du pays, souhaite jusqu'à dix milliards de livres (12,7), Lloyds TSB 7 milliards (8,9) et Barclays 3 (3,8).

L'entrée massive du gouvernement au sein du capital des établissements se fera par l'intermédiaire d'actions ordinaires. Une augmentation de capital sera levée, avec un droit de préemption accordé aux actionnaires existants. Les titres qui n'auront pas trouvé preneur seront rachetés par le gouvernement, croit savoir le «Sunday Times». Londres pourrait ainsi se retrouver en possession de 70% du capital de HBOS et de 50% de celui de RBS, selon le «Times», qui ne cite pas ses sources.