General Electric à Belfort : La direction envisage de réduire son plan social de 30 postes « seulement »

EMPLOI Selon l'intersyndicale, le nombre de suppressions de postes passerait de 792 à 762

20 Minutes avec AFP

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Le siège de General Electric à Belfort.
Le siège de General Electric à Belfort. — JC Tardivon/SIPA

Il y a quelques semaines, Bruno Le Maire demandait à General Electric « d’améliorer très significativement » son plan de restructuration. Ce mercredi, l’intersyndicale du site de Belfort a affirmé que la direction du groupe souhaite réduire de 30 postes « seulement » le nombre de suppressions initialement prévues dans son plan social concernant le site belfortain, passant de 792 à 762 postes supprimés.

Sollicitée, la direction de GE s’est refusée à tout commentaire sur le nombre de suppression de postes désormais envisagé. Indiquant simplement qu’elle « acceptait une réunion demain jeudi pour écouter les propositions de l’intersyndicale », sans plus de précisions.

L’entité « turbine à gaz » particulièrement concernée

La direction « a déclaré au comité de groupe européen (des) 24 et 25 septembre qu’elle envisageait de réduire seulement de 30 postes le nombre initial de 792 postes supprimés dans l’entité “turbine à gaz” » du site belfortain, a indiqué mercredi Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC, dans le communiqué de l’intersyndicale. GE emploie quelque 4.300 salariés à Belfort, dont 1.900 dans l’entité qui fabrique des turbines à gaz, la plus durement touchée.

Dans son communiqué, l’intersyndicale se dit « prête à discuter de la mise en place dès début 2020, d’un plan senior et d’un plan de départs volontaires », « tout en garantissant un effectif assurant la pérennité de l’entreprise », mais « dans le cadre du projet d’entreprise alternatif » qu’elle a élaboré et proposé à la direction.

Ecarter toute délocalisation d’activité

« Ce projet écarte toute délocalisation d’activité compte tenu des risques importants pour le business “gaz” au regard du retour d’expérience des précédentes délocalisations d’activités hors de Belfort », estime l’intersyndicale.

Elle « propose donc (à la direction) d’ouvrir une négociation sur un véritable projet d’entreprise “Belfort centre mondial 50 Hz”, conformément à l’accord du 4 novembre 2014 signé entre GE et l’Etat français ».