Malgré la crise, le PDG de la Société générale aurait gagné 1,3 million d'euros en 4 mois

FINANCES Daniel Bouton aurait fait de juteuses plus-values...

Avec agence

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La Société Générale, une des trois premières banques françaises, a révélé jeudi avoir perdu 7 milliards d'euros, dont près de 5 milliards de pertes provoquées par un trader de 31 ans dans la fraude la plus colossale de l'histoire de la finance mondiale.
La Société Générale, une des trois premières banques françaises, a révélé jeudi avoir perdu 7 milliards d'euros, dont près de 5 milliards de pertes provoquées par un trader de 31 ans dans la fraude la plus colossale de l'histoire de la finance mondiale. — Martin Bureau AFP
En ces temps de crise, le chiffre est marquant. Le PDG de la Société générale, Daniel Bouton, aurait réalisé une plus-value de 1,3 million d'euros en moins de quatre mois, selon Mediapart. Et cela, malgré la chute du titre en Bourse, en revendant des actions de son groupe acquises au titre des stock-options.

«En moins de quatre mois, le président de la Société générale a réalisé 1,3 million de plus-values», assure le site qui a effectué ce calcul en se référant notamment aux déclarations obligatoires transmises par Daniel Bouton à l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Plus-values

Selon le site Internet, le PDG de la banque a, «en toute légalité», commencé il y a quatre mois à revendre des actions SocGen acquises à un prix plus avantageux que le cours de l'action en Bourse au titre des stock-options. Le 3 juillet, il aurait ainsi acheté 18.000 actions au prix unitaire de 47,57 euros avant de les recéder le jour même au prix de 55,53 euros, générant une plus-value de 143.280 euros, affirme Mediapart, qui énumère plusieurs opérations similaires réalisées par Daniel Bouton.

Le 2 octobre, Daniel Bouton aurait réalisé «une nouvelle levée de 30.000 options» qu'il a revendues au prix unitaire de 66,03 euros, en y ajoutant la cession de 5.000 actions, poursuit Mediapart, qui chiffre la plus-value ce jour-là à 348.100 euros.

Plombé par la crise financière comme les autres valeurs bancaires et touché par l’affaire Kerviel, le titre Société générale a perdu plus de 25% ces six derniers mois à la Bourse de Paris.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de la banque française s'est refusée à commenter «les calculs faits par Mediapart».