Décès : Les démarches à accomplir pour publier un avis dans la presse

FUNERAILLES Elles informent les voisins et amis, participent à la vie de la collectivité et à la mémoire : les annonces nécrologiques paraissent chaque jour dans les journaux régionaux ou nationaux

Christelle Carmona pour 20 Minutes

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Les avis de décès ont encore aujourd'hui un rôle important au sein de la famille et de la collectivité en général.
Les avis de décès ont encore aujourd'hui un rôle important au sein de la famille et de la collectivité en général. — IStock / City Presse

Il faut remonter au XVIIIe siècle pour retrouver trace des premiers avis de décès. Dans son article publié dans Le Temps des médias (éditions Nouveau Monde), la chercheuse Arina Makarova rappelle que c’est grâce aux Affiches de Paris, lancées en 1745 par le libraire Antoine Boudet, que la liste des enterrements se déroulant dans la capitale s’est fait une place au milieu des annonces publicitaires.

Mais la rubrique nécrologique est vraiment devenue un genre à part, « Le carnet », à partir des années 1920, lorsque les titres de presse quotidienne se sont développés.

La marche à suivre

La parution d’un avis de décès dans la presse est payante. Son coût varie en fonction du titre choisi et du nombre de lignes qui composent l’annonce. Il faut compter 300 euros en moyenne pour sa diffusion. Les familles peuvent contacter directement le service « Avis de décès » du titre en question et lui dicter l’avis en précisant la date de parution souhaitée.

À noter qu’il n’est pas nécessaire de publier cette annonce avant les funérailles et que certains choisissent de la diffuser quelques jours après l’enterrement avec les remerciements.

Que doit contenir l’annonce ?

Afin de saluer la mémoire du défunt, l’avis de décès doit stipuler le nom de ce dernier ainsi que celui de ses proches, en précisant leurs liens avec la personne décédée ainsi que la date et le lieu de sa mort et de ses funérailles (si l’avis est diffusé avant les obsèques). L’annonce peut aussi faire mention de quelques éléments marquant de son parcours comme sa carrière professionnelle, ses liens avec la commune ou avec un club sportif.

La dernière partie de l’annonce est consacrée à la cérémonie. C’est ici que la famille devra préciser ses volontés concernant l’intimité des funérailles, son refus de recevoir des fleurs ou son souhait de voir tous les convives vêtus de blanc aux obsèques.
La famille, si elle le désire, a aussi la possibilité de renouveler une annonce en souvenir du défunt, lors de l’anniversaire du décès par exemple. Enfin, elle peut choisir d’intégrer une photo.

Des annonces de moins en moins codifiées

Il n’est pas rare de lire des poèmes en lieu et place des quelques lignes codifiées qui composent habituellement les avis de décès. Car le support n’est pas figé et permet de plus en plus aux familles de rendre un hommage personnalisé aux défunts. Parfois, ce sont eux qui, de leur vivant, ont rédigé leur propre avis de décès. Parues en 2013 dans les colonnes de l’Est Républicain, ces quelques lignes ont très vite été partagées sur les réseaux sociaux : « Michel Grosjean a la surprise de vous annoncer son décès, pourtant prévisible, survenu le 17 septembre 2013. »

Ce metteur en scène très prévoyant a même tenu à préciser ses dernières volontés pour ses funérailles : « En ces temps de crise, ne vous encombrez pas de corbeilles, couronnes ou gerbes de fleurs. Quelques fleurs des champs ou brins d’herbe suffiront. »