Hypermarché sans caissier à Angers : Le prestataire assigné en justice pour emploi illégal

TRAVAIL DOMINICAL La société prestataire de l'hypermarché, qui emploie des salariées le dimanche après-midi, a été assigné en justice

J.U. avec AFP

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L'hypermarché de la Roseraie, à Angers
L'hypermarché de la Roseraie, à Angers — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Depuis le 25 août dernier, l'hypermarché Casino de la Roseraie ouvre ses portes le dimanche après-midi en faisant appel à un prestataire extérieur.
  • Cette entreprise est convoquée devant la justice le 3 octobre prochain pour emploi illégal de salariés le dimanche.

La question va donc se régler devant la justice. Le prestataire de l’hypermarché Casino d’Angers, qui emploie des salariées chargées d’accueillir les clients à leur passage en caisse le dimanche après-midi, a été assigné en justice par l’inspection du travail, a-t-on appris vendredi auprès la CGT. La Direccte considère que ces salariées y sont « illégalement employées ». L’audience, en référé, doit avoir lieu le 3 octobre prochain devant le tribunal de grande instance d’Angers.

Cette assignation de l’entreprise Evénement (prestataire de Casino) fait suite à deux contrôles réalisés les dimanches 1er et 8 septembre dans l’hypermarché de La Roseraie.  Depuis le 25 août, la grande surface de 5.000 m2 fait appel à cette entreprise, dont le siège est à Marseille, pour accueillir ses clients les dimanches après-midi, en plus des caisses automatiques.

Gestion du passage des clients, des produits et des paniers

« Les salariées avaient pour activité réelle et essentielle la gestion du passage des clients aux caisses automatiques du magasin et la gestion des produits et paniers dans les zones de caisse. Nous avons en conséquence constaté que les salariées étaient illégalement employées les dimanches après-midi en infraction », souligne l’inspection du travail.

Elle a constaté que le prestataire employait sur place « trois salariées dont le travail consistait notamment à venir en aide aux clients passant aux caisses automatiques pour régler leurs courses », lors du premier contrôle et, le dimanche suivant, que quatre salariées orientaient ceux qui passaient aux bornes automatiques. La Direccte souligne que « les établissements de commerce de détail alimentaire, d’accueil, d’animation de prestation de services », n’ont pas le droit d’employer des salariés le dimanche après-midi.

La CGT du Maine-et-Loire, qui organise une nouvelle manifestation devant la grande surface ce dimanche, a précisé qu’elle sera présente à l’audience du 3 octobre. « C’est déjà une victoire en soi. Cela permet de se rendre compte qu’ils ne respectent pas la loi. Il y a toute une démarche chez nous pour que le travail le dimanche ne se généralise pas », a réagi Xavier Dupeyroux, secrétaire général de la CGT49. Contactée, la direction de l’enseigne Casino n’était pas en mesure de réagir dans l’immédiat.