Air France ne viendra pas à la rescousse d’XL Airways, placé en redressement judiciaire

AERONAUTIQUE Benjamin Smith, le directeur général d’Air France-KLM, a fermé la porte à une reprise de la compagnie aérienne française XL Airways, en difficulté

20 Minutes avec AFP

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Un Airbus de la compagnie low-cost XL Airways.
Un Airbus de la compagnie low-cost XL Airways. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Placée en redressement judiciaire, XL Airways avait placé ses espoirs en Air France. La compagnie low cost avait en effet appelé de ses vœux à une reprise par la compagnie nationale française, multipliant ces derniers jours les appels. Mais son directeur général a fermé la porte à cette possibilité ce vendredi.

Présent à Colomiers pour la livraison d’un Airbus, Benjamin Smith a indiqué ne voir « aucun bénéfice » pour son entreprise à cette reprise, son groupe « n’étant pas encore convaincu » par le modèle du low-cost long-courrier. « Nous avons un environnement social stable chez Air France et nous n’allons pas mettre cela en danger », a justifié le dirigeant du groupe

XL Airways a jusqu'à samedi midi pour déposer des offres d’éventuels repreneurs. En cessation de paiement, la compagnie a été placée lundi en redressement judiciaire.

Deux offres pour Aigle Azur

Benjamin Smith a aussi abordé les difficultés d’Aigle Azur, l’autre compagnie aérienne française dans l’impasse financière. Ce vendredi, le tribunal de commerce d’Evry doit rendre sa décision sur l’avenir de cette compagnie spécialiste de la desserte de l’Algérie, qui ne vole plus depuis début septembre.

Deux offres de reprise ont été déposées. Air France ne fait pas partie des potentiels repreneurs. Même si « il y a certains avoirs intéressants », a concédé Benjamin Smith, les conditions légales et sociales « sont plutôt compliquées », a-t-il estimé.