La dette publique française s’est stabilisée, d’après l’Insee

BILLETS La dette totale reste tout de même proche des 100 % du PIB

20 Minutes avec AFP

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Le siège de l'Insee, l'Institut national des statistiques et des études économiques. (illustration)
Le siège de l'Insee, l'Institut national des statistiques et des études économiques. (illustration) — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

La dette publique de la France s’est établie à 2.375,4 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre, se stabilisant à 99,5 % du PIB, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Rapportée à la richesse nationale, la dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, s’est toutefois accrue de 16,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent, quand elle représentait également 99,5 % du PIB (2.358,9 milliards d’euros).

Le ratio de dette publique, qui intègre les comptes de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale, est supérieur à ce stade à l’objectif que s’est fixé le gouvernement pour la fin de l’année 2019, à savoir 98,8 % du PIB. Au cours du deuxième trimestre, la contribution de l’Etat à la dette a augmenté de 21,5 milliards d’euros, en raison principalement « de la dette négociable à long terme (+15,2 milliards d’euros) ». Les dépôts des correspondants au Trésor ont progressé (+5,2 milliards d’euros), ainsi que, dans une moindre mesure, la dette négociable de court terme (+1,1 milliard d’euros).

En revanche, la contribution à la dette des administrations publiques locales (Apul), a diminué de 0,3 milliard, « traduisant le désendettement des départements (-0,8 milliard d'euros), des régions (-0,2 milliard), des communes (-0,1 milliard) et des syndicats d’administrations publiques locales (-0,1 milliard) ». La Société du Grand Paris et Ile-de-France Mobilités se sont toutefois endettées à hauteur de 0,5 milliard d’euros chacune. La contribution à la dette des administrations de Sécurité sociale (Asso) a également reculé de 5,1 milliards d’euros.