Brexit : Le port de Calais prépare sa frontière intelligente

FRONTIERE Le port de Calais teste le dispositif frontalier qui sera mis en place pour assurer la fluidité des transports à la suite du Brexit

N.G. avec AFP

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Illustration du port de Calais.
Illustration du port de Calais. — Goodman / SIPA

Le port de Calais anticipe le divorce. Mardi 24 septembre, les douanes françaises, compagnies maritimes et exploitants du port testaient une nouvelle fois leur dispositif frontalier, une frontière intelligente qui doit séparer le Royaume-Uni de l’Union européenne après le Bréxit.

« Les douanes sont prêtes, les compagnies maritimes sont prêtes, les infrastructures sont prêtes », assure Stéphanie Thomas, responsable douanes Europe pour DFDS, l’une des deux compagnies maritimes qui opèrent des ferries sur le port de Calais.

L’anticipation des transporteurs, facteur clé pour un trafic fluide

En revanche, elle insiste sur la nécessité pour les entreprises de bien se préparer en avance : « Si on a des importateurs ou exportateurs qui ne se sont pas préparés, ils vont perdre du temps et peuvent bloquer ceux qui sont derrière et qui auraient, eux, fait leurs formalités. »

Devant la difficulté de mesurer le degré de préparation des transporteurs, dont plus de 70 % ne sont pas français mais communautaires, des opérations de communication et sensibilisation ont été lancées.

Des moyens renforcés

Plusieurs centaines de douaniers ont été embauchées en vue du Brexit, pour lequel le ministère des Comptes publics a investi quelques 40 millions d’euros afin d’assurer la fluidité dans le port de Calais Deux millions de poids lourds y transitent chaque année, en plus des 1,8 million passant par Eurotunnel et de 660.000 qui passent par le port de Dunkerque, dans le Nord.