La scolarité de votre enfant vous donne droit à diverses aides, dont une réduction d'impôt.
La scolarité de votre enfant vous donne droit à diverses aides, dont une réduction d'impôt. — IStock / City Presse

ARGENT

Rentrée scolaire : Un coup de pouce fiscal en plus de l'ARS

La scolarisation des enfants coûte vite cher. Outre l’allocation de rentrée scolaire, très médiatisée, les familles bénéficient également d’une déduction fiscale

Chaque été, quelque trois millions de familles reçoivent l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Ce coup de pouce bienvenu est réservé aux familles les plus modestes. En 2019, un couple avec un seul enfant à charge devait par exemple afficher moins de 24.697 euros de ressources annuelles pour en bénéficier, contre 36.095 euros s’il a trois enfants. Cette aide substantielle atteint un peu plus de 360 euros pour les enfants de moins de 10 ans et jusqu’à un peu plus de 400 euros pour les adolescents. Simple et efficace, cette allocation ne nécessite qu’une première demande initiale auprès de la Caisse des allocations familiales. Elle est ensuite automatiquement attribuée les années suivantes.

Une déclaration à effectuer

Si l’allocation de rentrée scolaire est largement démocratisée, on oublie souvent que la scolarité des enfants donne également droit à une réduction d’impôt sur le revenu. Pour cela, il faut que l’enfant soit évidemment à la charge des parents et poursuive des études secondaires ou supérieures durant l’année d’imposition. Les cours par correspondance sont cependant exclus, sauf dans le cas d’une formation initiale suivie dans le cadre du Centre national d’enseignement à distance (Cned).

Le point positif, c’est que cette réduction d’impôt s’applique indépendamment des revenus. Afin d’en profiter, il faut compléter la partie adéquate sur la déclaration annuelle d’imposition, en précisant notamment le nom de l’établissement scolaire et la classe concernée. Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles. En 2019, le montant de la déduction fiscale atteint ainsi 61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant de l’enseignement supérieur.