Côte d’Azur : Ils créent Nacut, la machine à sandwichs pour éviter les coupures et les pertes de temps

INNOVATION L'outil permet de gagner 30 % du temps de fabrication

Mathilde Frénois

— 

La machine à sandwichs coupe et maintient le pain ouvert.
La machine à sandwichs coupe et maintient le pain ouvert. — Nacut
  • Afin de faciliter le quotidien des boulangeries, Alexis Bain et de Nathalie Maunier, deux Azuréens, ont créé à la machine à sandwichs Nacut.
  • Cette machine est un tube dans lequel il faut insérer la baguette. Le pain est coupé, écarté et, surtout, reste ouvert permettant aux deux mains de rester libres pour y insérer la garniture.
  • Alexis Bain et de Nathalie Maunier ont déposé des brevets en 2017et l’INPI leur a annoncé que « la solution développée était unique ». Après trois ans de recherche et de développement, Nacut est enfin commercialisée.

Fendre la baguette dans le sens de la longueur. L’ouvrir, puis la garnir. Le pain dans une main, le beurre, la salade, la tomate et l’emmental dans l’autre. Il y a forcément un ingrédient qui se fait la malle. Pour faciliter cette petite gymnastique devenue le quotidien des boulangeries, deux Azuréens ont créé à Valbonne la machine à sandwichs Nacut.

« C’est un outil auquel j’ai pensé pendant que j’étais gestionnaire de sandwicheries et de cafétérias à l’entrée des hôpitaux, explique Alexis Bain, créateur du projet avec Nathalie Maunier. Je voyais un problème de sécurité car les sandwichs représentent la première cause d’accidents du travail dans ce secteur d’activité. »

Les deux mains restent libres

Le projet a mis près de quatre ans à mûrir dans la tête d’Alexis Bain et de Nathalie Maunier. Puis ils ont déposé des brevets en 2017 et 2018, l’INPI leur annonçant que « la solution développée est unique ». Après trois ans de recherche, de développement et de brevets déposés donc, Nacut vient de commencer sa commercialisation.

La machine, c’est un tube dans lequel il faut insérer la baguette. Le pain est coupé et écarté. Il reste ouvert en deux, permettant aux deux mains de rester libres pour y insérer la garniture. « Sans la machine, le pain se referme naturellement, fait remarquer Alexis Bain. On estime le gain de temps à 30 %. Une boulangerie, parmi les leaders du marché, la teste en ce moment : elle gagne 45 minutes par jour sur la préparation de ses sandwichs. »

Deux leaders de la restauration collective seraient aussi intéressés pour tester l’outil. Vendue 1.000 euros, il est fabriqué à Saint-Raphaël et la lame à Laguiole. Made in France donc, made in Sud aussi. Ne reste plus qu’à créer l'appareil à pan-bagnat