General Electric à Belfort : Bruno Le Maire demande au groupe « d’améliorer très significativement » son plan de restructuration

ENTREPRISE Le ministre de l’Economie en a fait le souhait pour « garantir dans la durée la tenue des engagements » pris par GE

20 Minutes avec AFP

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General Electric à Belfort : Bruno Le Maire demande au groupe « d’améliorer très significativement » son plan de restructuration
General Electric à Belfort : Bruno Le Maire demande au groupe « d’améliorer très significativement » son plan de restructuration — Alfonso Jimenez/REX/SIPA

Il présidait mercredi le comité de suivi des engagements pris par General Electric en 2014 dans le cadre du rachat des activités d’Alstom dans l’énergie.  Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a demandé à la direction du groupe « d’améliorer très significativement » son plan de restructuration, a indiqué Bercy. A l’issue de ce comité, il a estimé que « le plan de restructuration envisagé entraînerait la rupture des engagements pris par GE s’il était mené à son terme sans modification », indique le ministère de l’Economie dans un communiqué.

Le groupe américain a réagi en assurant travailler à une amélioration de son projet. Il « travaille sur les mesures possibles pour adapter le projet de réorganisation en cours, tout en permettant de recouvrer durablement la compétitivité de l’activité gaz du site de Belfort dans un marché très dégradé », a déclaré le groupe dans une réaction écrite.

Le maintien à Belfort des centres de décision

Les engagements qui pourraient être rompus, selon Bruno Le Maire, portent « notamment sur le maintien à Belfort des centres de décision préexistants liés aux turbines à gaz 50 Hz », dans plusieurs domaines (la supervision des activités commerciales, la stratégie de chaîne d’approvisionnement, les activités de R & D). Le ministre a ajouté qu’il s’entretiendrait prochainement avec le PDG de GE, Lawrence Culp, « afin d’obtenir de sa part les évolutions nécessaires du plan ».

« Nous sommes satisfaits que l’Etat ait constaté le non-respect de l’accord et qu’il mette la pression sur GE, a réagi Philippe Petitcolin, délégué syndical CFE-CGC. Mais si le projet de GE évolue à la marge, on n’ira pas le négocier. »

Le géant industriel américain a annoncé fin mai son intention de supprimer près de 1.050 postes en France, dont pratiquement 800 dans l’entité turbines à gaz de Belfort, la moitié de ses effectifs. Lors d’un déplacement la semaine dernière à Strasbourg, Bruno Le Maire avait déclaré qu’il entendait « obtenir de la part de GE qu’il poursuivra(it) son activité sur les turbines à gaz » à Belfort et vouloir d’autres garanties « sur la diversification du site de production de Belfort ».