Malgré l'« année blanche », environ trois millions de contribuables paieront des impôts pour 2018

FISCALITE La majorité des contribuables n’ont pas payé d’impôts sur leurs revenus de l’an dernier, considéré comme une « année blanche »

20 Minutes avec AFP

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Illustration impôt sur le revenu.
Illustration impôt sur le revenu. — GILE MICHEL/SIPA

Si la majorité des contribuables n’ont pas payé d’impôts sur leurs revenus de l’an dernier, puisqu' « année blanche », quelque trois millions d’entre eux devront quand même régler un impôt au titre de leurs revenus exceptionnels perçus en 2018.

« 2,8 millions de contribuables vont payer un impôt pour 2018 », a déclaré Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des comptes publics, ce jeudi. Selon Bercy, « ils seront probablement trois millions lorsque toutes les taxations seront émises ».

Plus de 18 millions de contribuables « n’ont pas payé d’impôt du tout dans le cadre de l’année blanche »

Au total, les impôts dus au titre des revenus exceptionnels (bonus, indemnités de départ à la retraite et autres rentrées non récurrentes) représentent plus de 5,4 milliards d’euros de recettes pour l’Etat, indique Bercy. Dans le cadre de la mise en place du prélèvement à la source, le gouvernement a décidé de ne pas taxer les revenus courants de 2018, car cela aurait entraîné une double imposition pour les ménages.

Cette mesure, qualifiée d'« année blanche », ne s’est toutefois pas appliquée aux revenus exceptionnels, qui sont restés soumis à l’impôt. Faisant le bilan de la campagne 2019 de l’impôt sur le revenu, Gérald Darmanin a précisé qu’in fine ce sont 18,1 millions de contribuables « qui n’ont pas payé d’impôt du tout dans le cadre de l’année blanche ».

Une baisse de cinq milliards d’euros de l’impôt sur le revenu dès janvier 2020

Par ailleurs, le taux de recouvrement atteint déjà 98,5 %, a-t-il souligné, ajoutant qu’il espérait pouvoir « atteindre 99 % voire plus », ce qui serait « tout à fait remarquable », sachant qu’un point supplémentaire « représente 700 millions d’euros de recettes » pour l’Etat. Gérald Darmanin a par ailleurs confirmé la mise en place de plusieurs « améliorations » de cette réforme phare de l’exécutif : la possibilité pour les ménages de moduler leur taux d’imposition de 2020 dès la mi-novembre et celle de refuser ou réduire l’avance sur les crédits d’impôts directement sur le site Internet des impôts.

Il a aussi rappelé que la baisse de cinq milliards d’euros de l’impôt sur le revenu annoncée au printemps par Emmanuel Macron, serait appliquée dès janvier 2020 sans démarche particulière des contribuables.