Aigle Azur en cessation de paiement demande son placement en redressement judiciaire

AVION Un communiqué fait état de « nombreuses décisions stratégiques inadaptées »

J.-L.D. avec AFP

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Un avion Aigle Azur
Un avion Aigle Azur — SIPA

La compagnie aérienne Aigle Azur s’est déclarée ce lundi en cessation de paiement et a demandé son placement en  redressement judiciaire dans l’espoir de trouver des repreneurs, ont annoncé les membres du CE à l’issue d’un comité d'entreprise extraordinaire.

«Aigle Azur se retrouve en cessation de paiement suite à plusieurs années d’errance liées à de nombreuses décisions stratégiques inadaptées et doit se placer sous la protection du tribunal de commerce » d’Evry où une audience est prévue dans l’après-midi, affirment-ils dans un communiqué.

1.150 salariés, dont 350 en Algérie

« Il est probable que la date limite de dépôt des offres soit fixée autour du 15 septembre 2019 », ajoutent-ils, déplorant que « ce dépôt de bilan arrive tardivement (…) et va limiter la recherche de repreneurs ».

« Plusieurs repreneurs potentiels » ont cependant exprimé un intérêt, selon eux. Aigle Azur compte 1.150 salariés, dont 350 en Algérie. « La déclaration de cessation de paiement a été faite par l’administratrice provisoire », Hélène Bourbouloux, a précisé Martin Surzur, président du syndicat de pilotes SNPL d’Aigle Azur et membre du CE.

L’espoir d’un repreneur

Une soixantaine de salariés se sont rassemblés dans le calme devant le siège de l’entreprise pendant le CE.

« On espère surtout qu’il y ait un repreneur. Il faut passer par le redressement judiciaire, simplement pour avoir nos salaires », explique, fataliste, Lilas, une programmatrice de vols qui n’a pas voulu donner son nom. « Ce serait dommage de perdre une compagnie qui fait 300 millions d’euros de chiffre d’affaires et a des droits de trafic vers l’Algérie que même Air France n’a pas ».