Parachutes dorés: Sarkozy fixe un ultimatum aux patrons

CRISE FINANCIERE Le Medef va présenter lundi ses propositions...

Avec agence

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La présidente du Medef Laurence Parisot a pour sa part martelé mardi que la prise en charge partielle par les entreprises des dépenses de transport domicile-travail des salariés, annoncé par le gouvernement, était "une aberration", souhaitant "un système purement facultatif".
La présidente du Medef Laurence Parisot a pour sa part martelé mardi que la prise en charge partielle par les entreprises des dépenses de transport domicile-travail des salariés, annoncé par le gouvernement, était "une aberration", souhaitant "un système purement facultatif". — Eric Piermont AFP/Archives

Nicolas Sarkozy est bien décidé à encadrer les parachutes dorés. Il a demandé aux organisations patronales de lui présenter avant le Conseil des ministres de mardi leurs propositions, faute de quoi le gouvernement légifèrera avant fin 2008, a annoncé vendredi l'Elysée.
 
Un appel entendu par le Medef qui a fait savoir qu’il présenterait lundi ses propositions, finalisées par sa présidente, Laurence Parisot, le président de l'Association française des entreprises privées (Afep) Jean-Martin Folz, et les membres du comité éthique du Medef.
 
Vers une suppression
 
Elles viendront compléter les recommandations faites début 2007. A l'époque, le Medef et l'Afep avaient notamment préconisé qu'aucun dirigeant mandataire social ne figure au sein du comité de rémunération. Laurence Parisot, qui reste rétive à toute loi encadrant les rémunérations des patrons, s'est déjà prononcée contre un parachute doré «pour un dirigeant qui a échoué ou pour un dirigeant qui est en situation d'échec». Auparavant, elle avait annoncé que le comité éthique du Medef recommanderait leur suppression pure et simple.
 
Ces dernières semaines, la polémique autour des parachutes dorés a rebondi. Le patron de Dexia, Axel Miller, a dû renoncer à une indemnité de départ de 3,7 millions d'euros, sous la pression du gouvernement qui a menacé de ne pas débloquer l'argent nécessaire au sauvetage de la banque franco-belge, face au tollé suscité par cette indemnité.