La SNCF veut commander « une quinzaine » de trains à hydrogène à Alstom, une première en France

TRANSPORTS Guillaume Pepy, patron de la SNCF, a annoncé sur BFMTV qu’il souhaitait commander une quinzaine de trains à hydrogène, une alternative plus écolo

20 Minutes avec AFP

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Guillaume Pepy le 3 juillet 2019.
Guillaume Pepy le 3 juillet 2019. — Mathieu Pattier/SIPA

La SNCF veut commander bientôt « une quinzaine » de trains régionaux à hydrogène au constructeur ferroviaire Alstom, permettant de lancer la filière en France, a indiqué jeudi son patron Guillaume Pepy.

« On espère que dans quelques semaines, en mettant autour de la table six régions (…), l’Etat qui va nous aider et puis Alstom et nous, on va signer un contrat pour construire une quinzaine de trains à hydrogène », a indiqué Guillaume Pepy sur RMC et BFMTV.

Une première en France

« Ça sera une première en France », a-t-il relevé, ajoutant qu’il espérait voir circuler ces trains dans « deux ans, à peu près », ce qui correspondrait à l’objectif gouvernemental de faire rouler des prototypes avant la fin du quinquennat.

Un transport vertueux ?

Un avantage de l’hydrogène, c’est que « tout au long du trajet, le train n’émet aucun polluant », puisqu’il ne rejette que de l’eau, a rappelé Guillaume Pepy.

Si son utilisation est vertueuse, la source de l’hydrogène peut poser problème : actuellement, 95 % de l’hydrogène consommé en France est issu d’énergies fossiles. Une autre méthode par électrolyse de l’eau existe, mais elle est encore chère et peu répandue.

Alstom a proposé l’an dernier une adaptation française de son train à hydrogène qui circule depuis septembre 2018 en Allemagne. Le groupe français avait alors fait savoir qu’il aimerait que les régions commandent rapidement une trentaine d’exemplaires de ce nouveau véhicule, qui serait une version bimode (électrique et hydrogène) du modèle Regiolis circulant déjà dans les régions françaises.

La SNCF a depuis réuni les régions intéressées pour élaborer un cahier des charges. L’Occitanie, notamment, a fait savoir très tôt qu’elle en voulait trois exemplaires.

« Plus un seul diesel d’ici à quinze ans »

Guillaume Pepy a également rappelé que la SNCF misait sur des trains hybrides, en remplaçant par des batteries tout ou partie des moteurs diesel d’autorails existants. « L’objectif, c’est qu’il n’y ait plus un seul diesel sur les rails français dans quinze ans », a répété le patron du groupe public.