Tourisme : « Gilets jaunes » et Brexit font stagner la fréquentation à Paris au premier semestre

ON FAIT LES COMPTES A l’inverse, la Coupe du monde féminine de football a favorisé la venue de visiteurs

20 Minutes avec AFP

— 

Manifestation de "gilets jaunes" devant la tour Eiffel à Paris.
Manifestation de "gilets jaunes" devant la tour Eiffel à Paris. — Martin BUREAU / AFP

Paris, boudée par les touristes étrangers ? La Région a enregistré une stagnation de la fréquentation touristique de la capitale au premier semestre. Le mouvement des « gilets jaunes », les difficultés économiques et le Brexit ont participé à ce ralentissement de l’activité.

Au cours des six premiers mois de l’année, les arrivées hôtelières sont en léger repli de 0,1 % (à 17,3 millions) par rapport au premier semestre 2018 – qui avait connu un record « absolu » de fréquentation. Les séjours des touristes français (+0,3 %) ont cependant permis de compenser la perte de clientèle étrangère (-0,5 %) entre janvier et juin, refroidie en partie par les manifestations des « gilets jaunes » initiées dès novembre.

Embellie japonaise, repli britannique

C’est au premier trimestre que la fréquentation hôtelière a été la plus touchée : -4,8 % du côté des visiteurs étrangers, -3,4 % pour les touristes hexagonaux. Avant de connaître un net regain d’activité au deuxième trimestre, notamment favorisé par la Coupe du Monde féminine de football.

Si la fréquentation des touristes japonais, espagnols et américains a progressé sur le semestre, le repli est marqué du côté des Britanniques (304.000 nuitées en moins), la région Ile-de-France pointant les effets du Brexit. Elle souligne cependant que le Royaume-Uni reste le deuxième pays « émetteur » de touristes vers la destination, derrière les Etats-Unis. Les arrivées de visiteurs chinois ont également marqué le pas (42.000 nuitées en moins), la région mettant en avant les « difficultés économiques connues par cette clientèle ». Au total, sur le semestre, les recettes touristiques ont atteint 9,8 milliards d’euros, soit un recul de 92 millions d’euros (-0,1 % sur un an).