Automobilistes: comment savoir ce que l'on risque en termes de sanctions

AU VOLANT Les gouvernements successifs poursuivent une logique de durcissement de la législation. Et l'actuel locataire de l'Élysée ne déroge pas à la règle.

JP pour 20 Minutes

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Entre autres mesures de sécurité routière, l'État a récemment renforcé la formation des petits cyclomoteurs.
Entre autres mesures de sécurité routière, l'État a récemment renforcé la formation des petits cyclomoteurs. — IStock / City Presse

Impératif de sécurité routière oblige, de nouvelles mesures viennent régulièrement gonfler l’arsenal du législateur pour encadrer les automobilistes. Passage en revue de ces nouvelles dispositions...

Cyclomoteur : le permis durci

En France, les jeunes peuvent prendre le volant dès 14 ans à condition de se limiter à un cyclomoteur de moins de 50 cm3, à une voiturette ou un petit quad dont la vitesse ne dépasse pas 45 km/h. Pour obtenir ce permis de conduire spécifique, ils doivent cependant suivre une formation dont la durée est passée de sept à huit heures au 1er mars 2019.

S’étendant sur deux jours, elle comprend au moins quatre heures de conduite durant lesquelles l’apprenti conducteur doit être équipé de pied en cap avec des vêtements adaptés (casque, gants, bottes, pantalon et blouson). Par ailleurs, lorsque le candidat est mineur, la loi prévoit désormais la présence obligatoire d’un parent lors de la séquence de formation dédiée à la sensibilisation aux risques.

Ce renforcement a été décidé à la suite des mauvais chiffres de la sécurité routière qui font état de 136 morts à cyclomoteurs en 2018, soit une hausse de 14 % par rapport à l’année précédente.

Infraction routière : les sanctions coûtent cher

Pour inciter les automobilistes à rester dans le droit chemin, l’État mise sur la prévention mais aussi sur la peur de la sanction. Le gouvernement a ainsi récemment mis en ligne un simulateur permettant de savoir ce que l’on risque lorsqu’on commet l’une des soixante-dix infractions routières les plus courantes. 35 euros pour un stationnement gênant, 3 points de permis et 135 euros pour un téléphone au volant ou encore 6 points et 75.000 euros pour un délit de fuite après un accident, les conducteurs sauront en détail ce qui les attend en cas de faux pas sur le site officiel service-public.fr, rubrique « Services en ligne ».

Alors que de plus en plus de conducteurs prennent la route sans être assurés, il faut savoir d’ailleurs que ce délit est puni d’une amende forfaitaire de 750 euros pour les primo-délinquants mais qu’elle peut atteindre 3.750 euros et s’accompagner d’une suspension de permis de trois ans en cas de récidive. Les compagnies estiment qu’il y aurait environ 750.000 automobilistes qui rouleraient sans la moindre garantie.