Lutte contre le gaspillage: Six banques publiques européennes promettent 10 milliards d'euros

FINANCEMENT Celles-ci sont la Caisse des dépôts, la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi que des institutions semblables en Allemagne (KfW), Espagne (ICO), Italie (CDP) et Pologne (BGK)

20 Minutes avec AFP

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Le siège de la Caisse des Dépôts, le 24 mars 2010 à Paris.
Le siège de la Caisse des Dépôts, le 24 mars 2010 à Paris. — LOIC VENANCE / AFP

Dix milliards d’euros d’ici 2023, c’est ce qu’ont promis six banques publiques européennes, dont la Caisse des dépôts française, qui s’associent pour financer l’économie circulaire et lutter contre le gaspillage, ont annoncé les établissements bancaires, ce jeudi.

« Ce partenariat emblématique cible au moins 10 milliards d’euros sur les cinq prochaines années – 2019-2023 », indiquent dans un communiqué les institutions participantes.

« L’objectif est de limiter et d’éliminer les déchets »

Celles-ci sont la Caisse des dépôts, bras financier de l’Etat français, son homologue à l’échelon de l'Union européenne, la Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi que des institutions semblables en Allemagne (KfW), Espagne (ICO), Italie (CDP) et Pologne (BGK). « L’objectif est de limiter et d’éliminer les déchets, de renforcer une utilisation efficace des ressources et de favoriser l’innovation en privilégiant la circularité dans tous les secteurs de l’économie », expliquent ces banques.

Cette « initiative conjointe en faveur de l’économie circulaire » est annoncée au lendemain de la présentation d'un projet de loi en France devant le Conseil des ministres. Le texte interdit par exemple la destruction des produits non alimentaires quand ils sont neufs.

Des financements pour des infrastructures publiques et privées

Les six institutions précisent que les dix milliards d’euros promis seront de natures différentes – prêts, investissements directs, garanties financières – sans préciser leur répartition. Il s’agira aussi « d’établir des structures de financement innovantes pour des infrastructures publiques et privées, des municipalités, des entreprises privées de différentes tailles et des projets de recherche et d’innovation », ajoutent-elles.

Les secteurs concernés touchent aux différents échelons de la vie des produits : l’initiative vise ainsi, entre autres, à encourager la réduction des déchets lors de leur production, leur réparation et leur réutilisation pendant leurs existences, puis la récupération de leurs matériaux une fois qu’ils sont jetés.