La société Pop Corn veut conquérir la France avec ses labyrinthes géants de maïs

LOISIRS L'entreprise bretonne possède aujourd'hui 13 labyrinthes éphémères à son nom

Frédéric Brenon

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Des candidats au départ d'un labyrinthe de la société Pop Corn, à Ploëmel (Morbihan).
Des candidats au départ d'un labyrinthe de la société Pop Corn, à Ploëmel (Morbihan). — Pop Corn Labyrinthe
  • Les labyrinthes font entre 3 et 4 hectares. Ils n'ouvrent que l'été, lorsque les maïs sont hauts.
  • Pop Corn Labyrinthe dédommage les agriculteurs pour l'arrachage des semis.
  • Elle souhaite désormais étendre son réseau et se rapprocher des grandes villes.

Des labyrinthes de maïs ? Vous en avez peut-être déjà croisé l’été, disséminés ici ou là sur la route des vacances. Généralement des initiatives isolées d'agriculteurs désireux de se faire plaisir avant les moissons. Mais une société bretonne a décidé de pousser le concept beaucoup plus loin en mettant en place un véritable réseau.

Croyant dur comme fer au potentiel de cette activité éphémère très populaire aux Etats-Unis, Pop Corn Labyrinthe détient aujourd’hui 13 labyrinthes, dont huit gérés en franchise. Tous se trouvent sur la façade atlantique, du Morbihan aux Landes en passant par la Vendée. Trois nouveaux viennent de grossir la liste cet été.

Le plus dur, convaincre un agriculteur

« Ce sont des labyrinthes géants compris entre 3 et 4 hectares. Ça représente environ 5 km de chemins. Il y a des énigmes et des petits jeux à effectuer pour trouver la sortie. On passe un bon moment et c’est adapté à tous les âges », explique Marie Guilbert qui a décidé il y a 5 ans, avec son conjoint Frédéric, de développer l’activité après avoir ouvert deux sites à Sarzeau et Ploëmel (Morbihan).

Un labyrinthe géant de maïs, de la société Pop Corn, aux Mathes (Charente-Maritime).
Un labyrinthe géant de maïs, de la société Pop Corn, aux Mathes (Charente-Maritime). - Pop Corn Labyrinthe

Pour lancer un labyrinthe, il faut d’abord convaincre un agriculteur de laisser Pop Corn investir sa parcelle et, surtout, d’arracher des semis afin de tracer le parcours. « C’est parfois des années de recherche. Trouver un site près de Nantes, par exemple, nous a pris quatre ans. C’est une pratique nouvelle, il y a pas mal de réticence. Ça se comprend. »

La société dédommage « avantageusement » le propriétaire pour l’arrachage et s’occupe de tout le reste. « C’est Frédéric qui invente le parcours. C’est sa passion. Ensuite l’arrachage des semis requiert à peu près 150 heures de travail. On fait tout à la main, pas au tracteur, pour que ce soit précis. »

Au plus près des métropoles

L’ouverture s’effectue début juillet, lorsque le maïs atteint 1,80 m de hauteur. « Il va évidemment continuer de pousser. Son aspect va se modifier. S’il y a besoin d’irriguer, c’est l’agriculteur qui décide. Nous, on gère l’accueil des visiteurs et la propreté du lieu. On tient à faire les choses bien et à ne surtout pas abîmer les plants. » Le labyrinthe ferme ses portes le 1er septembre. « Ou un peu plus tôt si la récolte ne peut pas attendre. On s’adapte. Avec le réchauffement climatique, le maïs est mûr de plus en plus tôt et il devient difficile de pousser jusqu’à mi-septembre. »

Encouragés par la fréquentation (entre 6.000 et 8.000 personnes par site), Marie et Frédéric, qui emploient déjà quinze salariés saisonniers, cherchent désormais à étendre leur toile au reste de la France. En particulier au plus près des métropoles. L’ouverture cet été d’un labyrinthe à Carquefou, en banlieue nantaise, aura ainsi valeur de « test ». « Il y a du potentiel, on y croit, confie Marie Guilbert. C’est aussi est un bon moyen de promouvoir le monde agricole. »

 

Pratique

L'aventure s'effectue seul ou en petits groupes. Quelques départs sont proposés en nocturne. Tarifs: de 5 à 7 euros par personne.