Permis de conduire probatoire: Une formation pour obtenir ses 12 points plus rapidement

AUTOMOBILE Une fois leur permis de conduire en poche, les jeunes automobilistes sont soumis à une période probatoire durant laquelle ils n’ont que 6 points au lieu des 12 prévus. Mais une nouvelle formation change la donne

JP pour 20 Minutes

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L'État a mis en place une nouvelle formation afin de limiter les risques d'accidents après le passage du permis de conduire.
L'État a mis en place une nouvelle formation afin de limiter les risques d'accidents après le passage du permis de conduire. — IStock / City Presse

S’il suffit de vingt heures de conduite en auto-école​ pour se présenter à l’examen du permis B, il est clair que seule une longue pratique permet de devenir un automobiliste chevronné. Afin de rappeler aux jeunes conducteurs leurs lacunes, la législation les soumet donc à une période probatoire de trois ans, réduite à deux ans s’ils ont bénéficié d’une phase de conduite accompagnée.

Reconnaissables au signe A apposé sur le véhicule, ils doivent alors respecter des limitations de vitesse plus restrictives et n’ont pas le droit de prendre le volant dès lors que leur taux d’alcool dépasse 0,2 g/l de sang (contre 0,5 pour le taux normal). Tour de vis supplémentaire : ils commencent avec 6 points sur leur permis et en gagnent 2 ou 3 par an, à condition de n’en avoir perdu aucun, et ce, jusqu’à atteindre les 12 points réglementaires.

Une formation complémentaire

Depuis le mois de mai, il est toutefois possible de réduire la durée de cette période probatoire en suivant une formation complémentaire dans l’un des établissements labellisés École conduite qualité participant à ce dispositif (ils ont un macaron jaune sur la devanture). Sont concernés les titulaires d’un permis de conduire pour la première fois mais aussi ceux qui l’ont repassé à la suite d’une invalidation ou d’une annulation judiciaire.

Cet apprentissage théorique collectif d’une durée de sept heures doit s’effectuer entre le sixième et le douzième mois qui suivent l’obtention du permis, là où un pic d’accidentalité est observé. Le but : obtenir ses 12 points en deux ans, et en seulement 18 mois en cas de conduite accompagnée, à condition, bien entendu, de ne pas subir de retrait pour infraction. Le tarif de cette formation facultative est fixé librement par les auto-écoles, mais devrait tourner autour d’une centaine d’euros.