Vie professionnelle: un entretien pour faire le point sur son parcours avec son boss

EMPLOI Que ce soit pour évaluer leur travail ou être accompagnés dans leurs perspectives d’évolution, les salariés doivent périodiquement faire le bilan avec leur employeur

Julie Polizzi pour 20 Minutes

— 

La loi impose aux employeurs de réaliser un entretien professionnel avec leurs salariés tous les deux ans.
La loi impose aux employeurs de réaliser un entretien professionnel avec leurs salariés tous les deux ans. — IStock / City Presse

Rien n’est jamais gravé dans le marbre. Les missions et la charge de travail évoluent au gré des allées et venues des clients et des projets, de même que les aspirations des employés peuvent changer. C’est pourquoi il est essentiel de faire de temps en temps le point avec son chef. C’est d’ailleurs une obligation légale.

Un bilan incontournable

Le législateur impose aux employeurs d’organiser un entretien professionnel individuel avec l’ensemble de leurs salariés de façon périodique. CDI, CDD, contrat aidé ou temporaire, temps plein ou partiel, tout le monde est concerné et ce, peu importe le secteur d’activité. Et pour cause, puisque l’objectif de ce tête-à-tête est d’accompagner les employés dans leurs perspectives d’évolution, mais aussi d’identifier leurs besoins en termes de formation.

En pratique, c’est donc le moment de faire un petit bilan de son parcours et de parler par exemple d’une éventuelle promotion ou d’un changement de poste en fonction de ses qualifications, de ses envies et bien entendu des besoins de la société. Le contenu spécifique peut être précisé par convention ou accord collectif.

L’impératif de formation

Pas question de plaisanter avec le timing. La loi impose que cet entretien professionnel ait lieu tous les deux ans et ce, à partir de l’entrée des salariés dans l’entreprise. En outre, ce point d’étape doit être systématiquement proposé à tout employé qui a été absent pendant longtemps, à la suite d’un congé de maternité, de paternité, un arrêt maladie de plus de six mois, un congé sabbatique…

Ce rendez-vous doit permettre de faire un état des lieux récapitulatif de son parcours tous les six ans. Il s’agit alors de vérifier d’avoir bien bénéficié des entretiens prévus et que l’employé a bien suivi au moins une action de formation, acquis des éléments de certification professionnelle et profité d’une progression salariale ou professionnelle durant cette période. Un compte rendu écrit doit également être remis. Bémol : seules les entreprises d’au moins 50 salariés sont sanctionnées en cas de non-respect de ces obligations. À défaut d’entretien et d’au moins une action de formation, elles doivent alors créditer le compte personnel de formation des employés de 3.000 euros.

L’évaluation annuelle facultative

En dehors de ces impératifs légaux, le patron est en droit d’évaluer le travail de son employé. Cette faculté est parfois même encadrée par une convention collective. Dès lors qu’une évaluation professionnelle est mise en place, elle s’impose à l’ensemble des salariés de l’entreprise.

Elle peut en revanche prendre plusieurs formes, comme un système de notation ou une répartition des employés en différentes catégories. Le plus souvent, c’est toutefois un entretien annuel avec le supérieur hiérarchique qui est instauré. Il s’agit alors de faire le point sur le travail accompli et la réalisation des objectifs qui ont été assignés. Mais si de bons résultats peuvent susciter une promotion, une mauvaise évaluation ne saurait justifier une rétrogradation ou une baisse de salaire. Elle peut cependant s’ajouter à d’autres éléments dans le cadre d’un licenciement pour insuffisance professionnelle.