Hausse de la dette publique qui atteint 99,6% du PIB, l'inflation accélère à 1,2% en juin

INSEE Le gouvernement, qui a promis que la dette ne dépasserait pas les 100% du PIB, a prévu de ramener ce ratio à 96,8% d'ici 2022

20 Minutes avec AFP

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Insee, illustration — THOMAS SAMSON / AFP

2.358,9 milliards d’euros, c’est le montant de la dette publique de la France à la fin du premier trimestre, atteignant 99,6 % du PIB, en hausse par rapport au trimestre précédent, a annoncé l'Insee, ce vendredi. Selon une estimation provisoire de l'Insee, l’inflation, elle, a accéléré à 1,2 % en juin, contre 0,9 % en mai.

Rapportée à la richesse nationale, la dette de l’ensemble des administrations publiques (2.358,9 milliards d’euros) s’est accrue de 43,6 milliards par rapport à fin 2018, quand elle représentait 98,4 % du PIB (2.315 milliards d’euros).

Le gouvernement promet de ramener la dette à 96,8 % du PIB d’ici 2022

Le ratio de dette publique, qui intègre les comptes de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale, est supérieur à ce stade à l’objectif que s’est fixé le gouvernement pour la fin de l’année 2019, à savoir 98,9 % du PIB. D’après l’Insee, cette évolution s’explique par la contribution des comptes de l’État à la dette, qui a augmenté de 42 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année.

« Cette hausse provient pour l’essentiel de la dette négociable à long terme (+46,4 milliards d’euros) », et de la contribution des organismes divers d’administration centrale (Odac) à la dette, en augmentation de 1,6 milliard, « presque exclusivement du fait de SNCF Réseau », précise l’organisme public. Le gouvernement, qui a promis que la dette ne dépasserait pas les 100 % du PIB, a prévu de ramener ce ratio à 96,8 % d’ici 2022, soit une baisse de 1,6 point de PIB sur l'ensemble du quinquennat, au lieu des cinq points de PIB initialement annoncés.

Une inflation « atténué » par « un moindre dynamisme des prix de l’énergie »

Soutenue par les prix des services et de l’alimentation, l’inflation, c’est-à-dire la hausse des prix à la consommation est montée en juin à 1,2%, après 0,9 % en mai. Cette hausse de l’inflation est due à « une croissance plus vive des prix des services et de l’alimentation et d’un recul un peu moins marqué de ceux des produits manufacturés », a indiqué l’institut statistique dans un communiqué.

Ce rebond de l'inflation est toutefois « atténué » par « un moindre dynamisme des prix de l’énergie ». En glissement mensuel, les prix à la consommation sont pratiquement restés stables en juin (+0,2 %) par rapport au mois de mai (+0,1 %), avec un rebond des prix des services, mais aussi un recul des prix de l’alimentation.

Baisse des prix des produits pétroliers et hausse des tarifs de l’électricité

Sur un mois, les prix de l’énergie se replient « dans un contexte de baisse des prix des produits pétroliers » qui est en partie compensée « par une hausse des tarifs de l’électricité ».

L’indice des prix à la consommation harmonisée (IPCH), qui sert pour les comparaisons avec les autres pays de l’Union européenne, a accéléré sur un an en juin à 1,4 % après 1,1 % en mai. Sur un mois, il augmenterait de 0,3 %, après 0,1 % le mois précédent.