Crise financière: Nicolas Sarkozy est «en situation d'analyse»

ECONOMIE Non, le silence du président de la République au sujet de la crise financière n'est pas étonnant. C'est le message qu'a voulu faire passer Christine Lagarde...

avec agence

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Le président Nicolas Sarkozy a présenté jeudi à Bletterans (Jura) ses "priorités" pour le système de santé, souhaitant un "retour à l'équilibre" pour l'assurance maladie en 2011 et l'instauration de "pénalités planchers" pour les fraudeurs.
Le président Nicolas Sarkozy a présenté jeudi à Bletterans (Jura) ses "priorités" pour le système de santé, souhaitant un "retour à l'équilibre" pour l'assurance maladie en 2011 et l'instauration de "pénalités planchers" pour les fraudeurs. — Eric Feferberg AFP

Non, le silence de Nicolas Sarkozy au sujet de la crise financière n’est pas surprenant. C’est en tout cas le message qu’a voulu faire passer dimanche la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

«En situation d’analyse»

«Très clairement, il est en situation d'analyse avant de proposer jeudi soir toute une présentation de sa politique économique», lors d'une réunion prévue à Toulon, dans le Var, a indiqué Christine Lagarde lors du Grand Rendez-Vous d'Europe 1.

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La ministre de l'Economie a jugé «totalement légitime» que, «dans une situation de crise financière en provenance des Etats-Unis», le chef de l'Etat et président en exercice de l'Union européenne «se situe au-dessus de la mêlée et puisse donner une parole en fin de semaine».

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Après s’être montrée rassurante samedi en déclarant que le «gros risque systémique est derrière nous», Christine Lagarde a réaffirmé dimanche que la croissance en France devrait s'établir autour de 1% en 2008 et estimé que celle-ci serait «également molle en 2009». «Clairement, on subit un ralentissement», a reconnu la ministre. Une déclaration conforme à ce que Christine Lagarde avait déjà affirmé le 7 septembre.

Le gouvernement tablait à l'origine sur une croissance comprise entre 1,75 et 2,25% pour 2009 mais doit prochainement annoncer une nouvelle estimation. Ce ralentissement de la croissance aura un impact sur le déficit public (déficit cumulé de l'Etat, des collectivités locales et de la sécurité sociale), que le gouvernement espérait initialement ramener à 2,5% du PIB en 2008 puis 2% en 2009, avant un retour à l'équilibre en 2012.