Cambriolages: Pourquoi et comment les Français s'équipent-ils contre les voleurs?

VOL Ce n’est jamais pour le plaisir qu’on transforme sa maison en forteresse. D’après une récente enquête, c’est essentiellement la crainte de subir un cambriolage ou d’en avoir déjà été victime qui pousse les Français à s’équiper

Julie Polizzi pour 20 Minutes

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Pour éviter les cambriolages, les Français n'hésitent pas à investir dans la télésurveillance.
Pour éviter les cambriolages, les Français n'hésitent pas à investir dans la télésurveillance. — IStock / City Presse

Les sociétés de télésurveillance et autres fabricants de systèmes d’alarme se portent bien, comme en témoigne la multitude de publicités diffusées pour inciter à protéger sa maison. Face à cet engouement, l’ UFC-Que choisir s’est intéressé à ce marché à travers un récent sondage*, pour savoir quelles solutions de sécurité avaient la faveur des Français.

Sirènes et détecteurs de mouvements rassurent

Sans surprise, l’enquête confirme que c’est la peur qui pousse les ménages à s’équiper. Ainsi, 36 % passent le cap parce que des cambriolages ont été signalés près de chez eux, tandis que 24 % en ont déjà été victimes. Rappelons en effet que même si ces infractions ont diminué en 2018 après deux années de hausse, les forces de sécurité ont tout de même enregistré 233.800 vols (commis ou tentés) au sein des habitations.

Face à un risque bien réel, les particuliers n’hésitent donc pas à investir. La sirène de détection des intrusions arrive en tête de liste des équipements achetés (88 %), suivie par les contacteurs placés sur la porte et les fenêtres (76 %). Seuls 50 % des répondants ont en revanche posé des caméras vidéo.

Une protection qui coûte cher

Protéger sa maison a toutefois un coût, qui peut varier. L’enquête d’UFC-Que Choisir relève un tarif moyen de 1.450 euros pour installer ce matériel. En passant par une société de télésurveillance – comme 58 % des participants à l’étude –, le prix est de 582 euros. S’ajoute ensuite le coût de l’abonnement, qui tourne autour d’une quarantaine d’euros par mois pour une prise en charge des alertes. Enfin, l’association pointe que 28 % des répondants rencontrent de petites difficultés dans la surveillance de leur habitation, telles qu’un déclenchement intempestif de l’alarme ou des changements de piles trop fréquents.

* Enquête réalisée en avril 2019, auprès de 3.138 inscrits à la newsletter hebdomadaire de Que Choisir équipés d’un système d’alarme.