La croissance en France devrait ralentir 1,3% en 2019

CONJONCTURE Ce niveau de croissance est le même que celui prévu par la Banque de France, le FMI, l'OCDE ou encore la Commission européenne

20 Minutes avec AFP

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La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France devrait ralentir à 1,3% en 2019.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France devrait ralentir à 1,3% en 2019. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France devrait ralentir à 1,3% en 2019, un résultat moins bon qu'en 2018 (1,7 %), a indiqué l’Insee dans sa note de conjoncture, publiée ce jeudi.

Ce niveau de croissance, prévu également par la Banque de France, le FMI, l’OCDE ou encore la Commission européenne, est légèrement supérieur à celui anticipé pour l’ensemble de la zone euro (1,2 %).

Une forte hausse du pouvoir d’achat

Il serait atteint grâce à un pouvoir d’achat en hausse de 2,3 %, la progression la plus forte depuis 2007, selon la note de conjoncture publiée par l’Institut national des statistiques. Par unité de consommation, c’est-à-dire en tenant compte de la composition des foyers, la hausse prévue est de 1,8 %. On a « d’un côté, des risques de vents contraires sur le commerce mondial, de l’autre des facteurs de soutien qui ont plutôt le vent en poupe », a résumé Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l’Insee, lors d’une présentation de cette note.

Parmi ces soutiens, la revalorisation de la prime d’activité, la baisse de la CSG pour certains retraités ou la suppression d’un deuxième tiers de la taxe d’habitation pour 80 % des Français. Dans le détail, l’institut des statistiques voit la croissance se maintenir à un rythme de croisière stable de 0,3% par trimestre jusqu'à la fin de l'année.

Une décrue du chômage

Ce niveau permettrait 241.000 créations nettes d’emplois et une décrue du chômage d’environ 0,1 point par trimestre avec un taux devant tomber à 8,3% au dernier trimestre, contre 8,8 % à la fin 2018. L’inflation se stabiliserait entre 1 % et 1,5 % pour atteindre 1,4 % à la fin de l’année en glissement annuel. Après 1,8 % en moyenne sur l’ensemble de 2018, la hausse des prix s’éloignerait ainsi à nouveau du niveau proche de 2 % préconisé par la Banque centrale européenne.

Dans un contexte de tensions commerciales accrues et de perspective d’un Brexit dont les modalités restent inconnues, l’expansion du commerce mondial ralentirait à 2,6 %, contre 4,8 % en 2018. Aussi la progression des exportations devrait-elle se tasser, et la contribution des échanges extérieurs à la croissance, positive de 0,7 point de PIB l’an dernier, devenir légèrement négative, de 0,1 point, prévoit encore l’Insee.