Train des primeurs Perpignan-Rungis : Deux rassemblements ce jeudi pour soutenir la ligne

TRANSPORTS La ligne est menacée de fermeture depuis plusieurs semaines

N.B. avec AFP

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Le train fret Perpignan Rungis est menacé (Illustration)
Le train fret Perpignan Rungis est menacé (Illustration) — Maisonneuve / Sipa

Environ 200 personnes, parmi lesquelles des militants CGT, LFI, PCF et EELV, se sont rassemblées ce jeudi après-midi à Paris pour protester contre l’arrêt de l’exploitation du train de primeurs qui relie Perpignan au marché de Rungis, indique l’AFP. Ce rassemblement s’est tenu à proximité du ministère des Transports, où se déroulait au même moment une réunion sur l’avenir de l’exploitation de cette ligne par Fret SNCF.

« Je n’ai aucune confiance » en la ministre des Transports Elisabeth Borne et « je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit de positif sans qu’il y ait un mouvement d’ampleur », a déclaré Thomas Portes, le responsable national du collectif des cheminots au sein du PCF. « Il faut 30 millions d’euros pour rénover les wagons, on peut les trouver. Le maintien de ce train est une question de bon sens », selon lui.

Un autre rassemblement à Perpignan

« Fret SNCF a la consigne de la ministre de continuer, encore faut-il qu’il y ait des commandes. Donc on est toujours en discussion avec les clients pour les commandes suivantes, mais tant qu’il y aura des commandes, on continuera », avait indiqué mardi un porte-parole de Fret SNCF à l’AFP.

Un rassemblement d’ampleur similaire, formé en majorité de cheminots CGT, de « gilets jaunes », de militants écologistes ou de la Confédération paysanne et de membres d’une association de défense du patrimoine, s’est aussi tenu ce jeudi devant la préfecture des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. Les manifestants y ont suspendu une banderole appelant au « maintien du train Perpignan-Rungis » et ont posé quelques mètres de rail sur la chaussée devant le bâtiment. « Nous attendons les résultats de la réunion au ministère, mais je ne me fais guère d’illusion », a déclaré le secrétaire départemental de la CGT, Jean-Claude Zaparty.