Les tarifs des cantines scolaires sont très variables d'un établissement à l'autre.
Les tarifs des cantines scolaires sont très variables d'un établissement à l'autre. — IStock / City Presse

ARGENT

Quelles sont les différences de tarifs dans les cantines scolaires?

Si les cantines scolaires sont un service précieux pour tous les parents actifs, elles ont un coût non négligeable pouvant dépasser les 500 euros par an

Une cantine scolaire, c’est bien plus qu’une simple cafétéria pour se restaurer. Lieu de socialisation essentiel, ce réfectoire permet également de garantir des repas nourrissants et équilibrés aux élèves, ce qui facilite leur capacité de concentration tout en réduisant les risques d’obésité et de maladies. Pourtant, tous n’y ont pas accès, notamment en raison du coût que cela représente.

Des inégalités sociales dans l’assiette

Si les départements et régions ont l’obligation de proposer un service de cantine dans chaque collège et lycée de France, il relève d’une simple faculté des communes pour l’école primaire. Et lorsqu’il est proposé, encore faut-il pouvoir le payer.
D’après un rapport publié en 2017 par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), le prix moyen d’un repas facturé aux familles est de 3,30 euros. Or, même si ce tarif est clairement inférieur aux coûts réels de préparation, cela représente une enveloppe de plus de 500 euros pour un enfant mangeant à la cantine toute l’année. Sans compter que ce prix est fixé librement par chaque structure et peut parfois atteindre jusqu’à 1.000 euros selon l’établissement. Seule limite : dans le public, le coût facturé ne peut pas être supérieur à celui des charges, puisque le service ne doit pas faire de bénéfices.

Des aides variables selon les écoles

Pour limiter l’addition, il faut alors s’en remettre à la bonne volonté de la collectivité. Communes, départements et régions ont d’abord la possibilité d’établir le prix du repas sur la base du quotient familial, afin de le moduler selon les ressources et la composition du foyer. Pour le calculer, il faut diviser le revenu imposable par le nombre de parts du ménage. Un couple avec un enfant à charge (2,5 parts), gagnant 4.000 euros par mois, a ainsi un quotient familial de 1.600 euros. Cela correspond par exemple à un repas à 4,61 euros dans les cantines parisiennes (écoles, collèges et lycées), contre une assiette à 4,06 euros dans les écoles de Bordeaux et à 6,15 euros dans celles de Strasbourg.

Aux collèges et lycées, certaines aides financières peuvent également réduire la facture. C’est l’objet du « fonds social pour les cantines », dont les critères d’octroi sont déterminés par le proviseur. De même, les élèves en situation de handicap peuvent aussi bénéficier d’une exonération partielle des frais de cantine. Pour plus de renseignements, il faut s’adresser à l’assistante sociale de l’établissement.