Crise financière: un mercredi morose, de nouveaux noms sur la liste noire

ECONOMIE Après un début de semaine apocalyptique, la journée de mercredi s'est soldée par de nouvelles surprises...

V.G. (avec agence)

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Un trader à la bourse de Francfort, le 20 août 2007
Un trader à la bourse de Francfort, le 20 août 2007 — Reuters

Après un début de semaine apocalyptique, la journée de mercredi s'est soldée par de nombreuses surprises sur les marchés financiers mondiaux, avec l'apparition de nouveaux noms sur la liste des établissements condamnés d'avance par les marchés.

Quelques heures après la décision historique des autorités américaines de nationaliser l'assureur AIG, et l'annonce que la banque britannique Barclays achetait pour une bouchée de pain les meilleurs actifs de Lehman Brothers, la britannique HBOS a dû accepter son rachat en urgence.

>> Pourquoi la Fed a t-elle sauvé in extremis AIG? Lire notre décryptage.

L'avalanche de nouvelles a mis les marchés boursiers sur les nerfs, en dépit du déversement de liquidités par les banques centrales. A Wall Street, le Dow Jones perdait 3,09% à la mi-journée, sous l'effet de nouvelles attaques sur les valeurs financières, le sauvetage d'AIG confortant les analyses pessimistes sur la gravité de la crise.

La Bourse de Paris tombait sous les 4.000 points, pour la première fois depuis mai 2005, et celle de Londres cédait 2,25% en clôture. Pessimiste, le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn a affirmé que les événements récents représentaient «un risque potentiel supplémentaire» pour la croissance mondiale.

Coups de tonnerre à répétition

Longtemps incarnation de la solidité, la banque HBOS a dû se résigner à être avalée par sa rivale Lloyds TSB après avoir vu s'envoler les deux-tiers de sa capitalisation boursière.

Autre coup de tonnerre: Barclays a annoncé le rachat de la majeure partie des activités américaines de Lehman Brothers, la banque d'affaires qui a déposé son bilan lundi devant l'intransigeance des pouvoirs publics. Pour un prix (250 millions de dollars) qui aurait été jugé ridicule il y a quelques mois, Barclays va faire de sa filiale BarCap la troisième banque d'affaires de Wall Street.

Et ce n'est pas fini


Selon le quotidien «New York Post», les autorités américaines seraient maintenant à la recherche d'un repreneur pour Washington Mutual, la grande banque de Seattle, qui croûle sous le poids de ses encours immobiliers. Le titre cédait près de 9,5%, vers 18h15. Les financiers de la palnète n'ont pas fini de se faire des cheveux blancs.