Barclays rachète certains actifs de Lehman Brothers

FINANCE La 3e banque britannique va débourser 1,75 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros)...

Sa. C. avec agence

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Comme prévu, des banques et des fonds souverains asiatiques ont accepté de venir en aide à la banque britannique Barclays, qui va lever près de 6 milliards d'euros pour renforcer ses fonds propres minés par la crise du crédit, imitant ainsi plusieurs de ses rivales.
Comme prévu, des banques et des fonds souverains asiatiques ont accepté de venir en aide à la banque britannique Barclays, qui va lever près de 6 milliards d'euros pour renforcer ses fonds propres minés par la crise du crédit, imitant ainsi plusieurs de ses rivales. — Leon Neal AFP/archives

Après s'être retirée de la table des négociations, dimanche, Barclays a annoncé mardi soir qu'elle avait  bien l'intention de racheter certains actifs de Lehman Brothers, la banque d’affaire américaine en quasi-faillite. Pour cela, la banque britannique va débourser 1,75 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) pour cette opération.

>> Retrouvez notre dossier sur la faillite de Lehman Brothers.

Ce total est la somme de deux achats. D'un côté, Barclays va racheter pour, 250 millions de dollars, des actifs commerciaux de Lehman Brothers d'une valeur de 40 milliards de livres (50 milliards d'euros, 72 milliards de dollars) assortis de passifs commerciaux de 38 milliards de livres. De l'autre, elle va payer 1,5 milliard de dollars, «une somme proche de leur valeur de marché» , pour le siège de Lehman à New York et deux centres de traitement de données dans le New Jersey.

La banque observe dans son communiqué que les activités qu'elle rachète «emploient environ 10.000 personnes», sur les quelque 20.000 employés de Lehman Brothers, qui s'est placée lundi sous la protection de la loi sur les faillites.

Le groupe se félicite que cette transaction «créée une banque d'investissement ayant une présence dominante sur tous les principaux marchés et dans tous les grands secteurs d'activités» de l'investissement, notamment sur les marchés d'actions, de matières premières et les marchés monétaires, ainsi que dans le secteur des fusions-acquisitions.