Crédits immobiliers: Les taux d'intérêt tombent à un niveau jamais vu en France

INVESTIR Depuis l’an dernier en particulier, le secteur est entré dans une situation historique à plusieurs égards

20 Minutes avec AFP

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Un immeuble en construction à Toulouse (image d'illustration).
Un immeuble en construction à Toulouse (image d'illustration). — PASCAL PAVANI / AFP

Le moment d’acheter ? Le taux d’intérêt d’un crédit immobilier atteint un niveau record en mai à un niveau jamais vu en France, à 1,29 %, d’après l’étude mensuelle de référence publiée ce mardi sur le sujet.

« Les taux des crédits immobiliers baissent encore et ils s’établissent maintenant au niveau le plus bas jamais constaté jusqu’alors », résume dans un communiqué l’observatoire Crédit Logement/CSA. Le premier organisme regroupe les principales banques françaises, le second est un institut d’études de marché.

Un gain de pouvoir d’achat

Selon l’observatoire, les taux d’intérêt des crédits immobiliers, toutes durées confondues, se sont établis en moyenne à 1,29 % en mai, soit moins que leur précédent plancher – 1,33 % – touché fin 2016. Depuis plusieurs années, les crédits immobiliers se font à des taux particulièrement bas en France, en premier lieu parce qu’ils répercutent la politique monétaire historiquement accommodante de la Banque centrale européenne (BCE). Depuis l’an dernier en particulier, le secteur est entré dans une situation historique à plusieurs égards. Ses encours totaux de crédit ont notamment atteint un niveau sans précédent à plus de 1.000 milliards d’euros, selon les données de la Banque de France.

Autre situation exceptionnelle, le niveau moyen des taux évolue depuis près d’un an autour de celui de l’inflation – elle était de 1 % en mai –, ce qui signifie théoriquement que l’on peut presque gagner du pouvoir d’achat en empruntant. Toutefois, les chiffres de l’observatoire s’entendent bruts et ne comprennent par exemple pas l’assurance des prêts, systématiquement demandée par le créancier.

Au niveau particulièrement bas des taux s’ajoute celui historiquement long des délais de remboursement octroyés par les banques. A 228 mois (19 ans), le délai moyen, qui augmente légèrement d’un mois en mai par rapport à avril, est, plus largement, supérieur d’environ deux ans et demi à ce qu’il était en 2014.