Etats-Unis: La justice américaine prépare une enquête anti-monopole contre Google

ETATS-UNIS L’Europe a déjà infligé le 20 mars une forte amende à Google, l’accusant de nouveau de pratiques anticoncurrentielles dans l’Union européenne

N.Sa avec AFP

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Le siège de Google à Mountain View, en Californie.
Le siège de Google à Mountain View, en Californie. — Yichuan Cao/Sipa USA/SIPA

Le ministère américain de la Justice prépare une enquête anti-monopole contre Google, déjà visé par des amendes en Europe pour des pratiques anticoncurrentielles et cible d’appels au démantèlement aux Etats-Unis, selon le Wall Street Journal vendredi.

La division chargée des questions « antitrust » se prépare à « examiner de près les pratiques commerciales » de Google concernant son moteur de recherche et d’autres activités, selon des sources anonymes citées par le quotidien américain.

Une enquête sans suite en 2013

La Federal Trade Commission (FTC), qui partage avec le ministère de la Justice le rôle d’autorité de la concurrence, avait mené il y a plusieurs années une vaste investigation sur la domination de Google dans la recherche en ligne et la publicité avant de la clore sans suite en 2013.

Certains élus américains avaient demandé récemment la réouverture de cette enquête. La Commission européenne a infligé le 20 mars pour la troisième fois en moins de deux ans une forte amende à Google, l’accusant de nouveau de pratiques anticoncurrentielles dans l’Union européenne.

Agir contre les géants de la « tech »

Aux Etats-Unis, de plus en plus de voix, des deux côtés de l’échiquier politique, appellent à agir contre les géants de la « tech », voire à les démanteler, accusés d’être trop puissants, voire monopolistiques. Dans le viseur principalement, Facebook, Google ou Amazon.
Google détient, comme Facebook, une large part du marché de la pub en ligne et son système mobile Android équipe l’immense majorité des smartphones dans le monde.

Google est par ailleurs une cible régulière du président Donald Trump, qui l’accuse de museler les voix conservatrices sur ses services, ce que le groupe dément totalement.
Selon le WSJ, la FTC a accepté récemment de laisser le ministère de la Justice prendre la main sur le dossier Google.