Les syndicats de General electric mobilisés le 21 mai.
Les syndicats de General electric mobilisés le 21 mai. — SEBASTIEN BOZON / AFP

EMPLOI

General Electric à Belfort: Les syndicats dénoncent un «carnage» et demandent au gouvernement d’agir

Le groupe américain d’énergie a annoncé quelque 1.000 suppressions de postes en France

L’intersyndicale de General Electric à Belfort a appelé mercredi le gouvernement à « stopper » un « scandale » et un « carnage », au lendemain de l’annonce par le groupe américain de sa volonté de supprimer plus de 1.000 postes en France. Dénonçant des propos du ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qui avait affirmé la semaine dernière qu’il n’y avait « pas de débouché » pour la filière de production de turbines à gaz de Belfort, Philippe Petitcolin (CFE-CGC) a précisé que le site allait produire sept à neuf turbines cette année, soit l’équivalent de « quatre à cinq centrales nucléaires ».

Il est « choquant et inacceptable qu’un ministre de l’industrie français relaie des informations trompeuses avec des conséquences aussi dramatiques pour les salariés de GE » et « la filière énergétique française », a ajouté Philippe Petitcolin, poursuivant la lecture d’un communiqué commun de la CGT, de la CFE-CGC et de Sud Industrie. Selon l’intersyndicale, la filière de production des turbines à gaz de Belfort a « déjà atteint la taille critique » avec, depuis deux ans, une réduction de « près de 30 % des effectifs ».

Des délocalisations

Philippe Petitcolin a dénoncé « un vaste plan massif de délocalisation d’activités » avec l’ingénierie « délocalisée en Inde, en Pologne et au Mexique » et la production « en Hongrie et aux Etats-Unis ».

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire s’est engagé à préserver « l’avenir industriel de Belfort ». La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher a souligné pour sa part mercredi que le gouvernement attendait de General Electric qu’il soit « exemplaire » à Belfort, assurant qu’il serait « très exigeant » sur l’accompagnement des salariés.