Etudes supérieures: Combien les élèves français doivent-ils payer?

ARGENT Afin de permettre au plus grand nombre d’accéder à l’enseignement supérieur, l’État encadre strictement les droits d’inscription à l’université

JP pour 20 Minutes

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En France, le montant des droits d'inscription à l'université est déterminé par l'État.
En France, le montant des droits d'inscription à l'université est déterminé par l'État. — IStock / City Presse

Dans certains pays, pas si éloignés, poursuivre des études supérieures est un luxe qui se chiffre à plusieurs milliers d’euros. Pour éviter que l’accès à la connaissance soit réservé à une élite, l’État français a donc fait le choix de prendre en charge une partie du coût des formations dispensées par les établissements publics, en ne laissant que des frais modérés à la charge des élèves.

Des tarifs fixés au niveau national

À chaque rentrée universitaire, les étudiants doivent s’acquitter des 90 euros de cotisation vie étudiante (sauf cas d’exonération) ainsi que des frais de scolarité publiés au Journal officiel. Pour la cession 2019-2020, il faut par exemple débourser 170 euros pour une année de licence et 243 euros au niveau master, contre 380 euros pour un doctorat. L’accès à la formation d’ingénieur coûte en revanche 601 euros, voire 2.500 euros dans certaines écoles centrales ou au sein de l’école des mines de Nancy. De même, les droits d’inscription aux formations de médecine varient entre 170 et 1.316 euros, selon le métier visé.

Si vous préparez plusieurs diplômes en parallèle dans le même établissement, vous ne paierez cependant que le premier droit d’inscription (le plus élevé) au taux plein, les autres bénéficiant d’un taux réduit. Quant aux étudiants boursiers, ils sont exonérés de tous droits de scolarité.

De fortes disparités en Europe

Les Français sont plutôt chanceux par rapport au coût de leurs études, dans le public du moins. Le comparatif dressé en 2016 par la Commission européenne révèle en effet que les étudiants des États membres sont loin d’être tous égaux en ce domaine.
Cette année-là, les élèves de premier cycle (bac + 3) devaient ainsi débourser plus de 5.000 euros pour suivre des études supérieures en Angleterre et ce, sans aucune bourse possible, contre 1.000 à 3.000 euros en Espagne, au Portugal ou encore en Italie. En France, le coût oscillait à l’époque entre 100 et 1.000 euros, sachant que 64 % des étudiants l’avaient payé plein pot, et que 36 % avaient obtenu des bourses.

Mais c’est en Finlande et en Suède que l’enseignement supérieur est réellement à la portée de tous, puisque ces pays n’exigent aucun frais d’inscription et qu’ils accordent en outre une bourse à la quasi-totalité de leurs étudiants.