La prime d'activité, une aide pour des millions de travailleurs

ARGENT Complément de revenus précieux pour les actifs modestes, la prime d’activité a été étendue depuis le 1er janvier 2019. Un million de familles vont s’ajouter aux 2,8 millions de ménages qui en bénéficiaient déjà.

Julie Polizzi pour 20 Minutes

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Le champ d'application de la prime d'activité a été étendu au 1<sup>er </sup>janvier 2019.
Le champ d'application de la prime d'activité a été étendu au 1<sup>er </sup>janvier 2019. — IStock/ City Presse

La prime d'activité apporte un complément de revenus non-négligeable à des millions de travailleurs. En début d’année, son champ d’application a été élargi. Comment la percevoir ? Sous quelles conditions ? 20 minutes fait le point.

Un champ d’action étendu

Instaurée en 2016 en remplacement de la prime pour l’emploi (PPE) et du RSA « activité », la prime d’activité vise à soutenir le pouvoir d’achat des actifs aux ressources modestes et à les inciter à exercer ou à reprendre un emploi.
Pour y prétendre, il faut avoir plus de 18 ans et être inséré dans la vie professionnelle. Sont concernés, sous condition de rémunération, les salariés et fonctionnaires, mais aussi les travailleurs indépendants (selon leur chiffre d’affaires) et les stagiaires et apprentis (si leur revenu mensuel est supérieur à 932,29 euros).

Au départ plus restrictive que les dispositifs qu’elle remplaçait, cette prime a bénéficié de plusieurs assouplissements afin d’élargir le champ des allocataires. Or, une nouvelle revalorisation s’applique depuis le 1er janvier 2019. Auparavant, une personne seule et sans enfant devait gagner moins de 1.565 euros nets par mois pour avoir droit à ce coup de pouce. Désormais, il est possible d’en profiter jusqu’à 1.787 euros de revenus nets mensuels.

Alors que 2,8 millions de ménages bénéficiaient déjà de la prime d’activité en 2018, selon les chiffres de la Caisse nationale des allocations familiales, cette extension du dispositif devrait permettre à un million de foyers supplémentaires de la toucher.

Un montant revalorisé

En pratique, cette somme est versée de façon mensuelle par la Caisse d'allocations familiales (CAF) et calculée pour trois mois consécutifs avec des droits dits « figés ». Chaque trimestre, il faut donc à nouveau déclarer l’ensemble de ses ressources pour éventuellement réévaluer son montant. Sont pris en compte dans l’équation : les salaires et les aides sociales (allocations logement, prestations familiales, handicap, prime d’invalidité, etc.).

Dès lors, la prime correspond à un forfait fixe – 551,51 euros, en vertu du décret du 3 octobre 2018 –, diminué des ressources du ménage. Néanmoins, le montant du forfait peut être majoré en fonction de la composition du foyer (50 % pour une personne supplémentaire, 30 % ensuite et 40 % au-delà de la troisième, s’il y a plus de deux enfants), mais aussi grâce à une bonification individuelle dépendant des revenus professionnels.

Cette enveloppe atteignait 155 euros mensuels en moyenne en mars 2018, d’après le rapport de la Caisse nationale. Un montant à revoir à la hausse, puisqu’une revalorisation d’un maximum de 90 euros s’applique depuis le 1er janvier 2019 à la bonification individuelle des travailleurs gagnant entre 0,5 smic et un smic. La CAF met à disposition un simulateur pour connaître ses droits.