Lyon: Plus de 5 millions de visiteurs pour le Grand Hôtel-Dieu, qui fête son premier anniversaire

BILAN Le site, qui a ouvert ses portes le 27 avril 2018, ambitionne à terme d'attirer 10 millions de visiteurs par an

Caroline Girardon

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Le Grand Hôtel-Dieu de Lyon fêtera samedi 27 avril son premier anniversaire.
Le Grand Hôtel-Dieu de Lyon fêtera samedi 27 avril son premier anniversaire. — C. Girardon / 20 Minutes
  • Ouvert il y a un an, le Grand Hôtel-Dieu de Lyon, a attiré plus de 5 millions de visiteurs.
  • Le site n’est pas encore totalement achevé.
  • L’Hôtel Intercontinental et la Cité de la gastronomie devraient être achevés en 2020.

Dans les différentes cours du Grand Hôtel-Dieu, les tables et chaises, dispersées avec harmonie, n’attendent plus que les clients. Mais les bourrasques et la grisaille ambiante ont visiblement dissuadé les Lyonnais de mettre le nez dehors jeudi midi. L’atmosphère contraste avec la ruée observée chaque fin de semaine.

Ouvert il y a un an, le site, qui fêtera son premier anniversaire le 27 avril, a déjà accueilli 5,3 millions de visiteurs. « Soit une moyenne de 100.000 personnes par semaine », détaille Patrick Muller, le responsable des lieux. Des chiffres conformes à ses espérances. Mais encore en dessous de la barre des 10 millions, annoncée par la mairie de Lyon lors de l’inauguration.

Objectif : 7 millions de visiteurs en 2020

« Le site est toujours en phase de lancement puisque nous attendons l’ouverture de l’hôtel InterContinental Lyon, prévue au mois de juin et de la Cité Internationale de la Gastronomie cet automne pour qu’il soit au complet », répond Patrick Muller, ajoutant que l’objectif pour 2020 sera de 7 millions de visiteurs.

« La fréquentation fluctue selon la météo. Les jours de beau temps, on voit la différence », souligne Anne-Gaël, vendeuse aux Halles. « Les débuts de semaine sont assez calmes, l’activité débute véritablement à partir du jeudi après-midi. Le samedi, on n'arrête jamais », poursuit la jeune femme. Même analyse du côté du Buddha Bar. « On a une belle fréquentation sur la fin de semaine. Beaucoup de touristes s’arrêtent boire un verre. Les débuts de semaine, on a surtout affaire à une clientèle, qui privatise les lieux. C’est nettement plus calme mais ce n’est pas très étonnant à Lyon », précise une responsable.

« Le samedi, c’est blindé. On se croirait à Disneyland le 24 décembre »

« On ne s’est pas trompé en venant s’installer ici, confie, tout sourire, le gérant d’une boutique de décoration. Le samedi, c’est blindé. Les clients n’arrivent même plus à passer dans les allées. On se croirait à Disneyland le 24 décembre ». Quelques mètres plus loin, Gianni est tout aussi satisfait. Lui travaille dans une boutique de prêt-à-porter. Les dernières semaines ont été assez creuses, confesse-t-il. Les manifestations des « Gilets Jaunes » le week-end ont parfois dissuadé les acheteurs de venir. Mais les chiffres sont globalement bons sur les derniers mois.

« Le pari fait au départ s’est révélé gagnant. Le samedi, on réalise quasiment le chiffre d’une semaine classique. Et en période de solde, il est arrivé que le mercredi, on fasse autant qu’un samedi normal », explique le jeune homme précisant que la boutique, qui fait partie d’une chaîne nationale, a « largement rempli ses objectifs ».

Un peu de nostalgie

Catherine, 59 ans, est une habituée des lieux. Infirmière, elle aime « venir régulièrement » sur le site, où elle a travaillé de nombreuses années. « C’est surtout pour flâner ou boire un verre, pas tellement pour faire du shopping », précise-t-elle. Jeudi, elle est venue manger pour la première fois au Grand Réfectoire. « C’est une salle que j’ai beaucoup fréquentée lorsque l’Hôtel-Dieu était encore un hôpital. J’ai assisté à des nombreuses réunions ici. Je serais curieuse de savoir comment ils l’ont aménagé », poursuit-elle, séduite par la métamorphose du site.

« Les bâtiments sont très épurés. Il y a plus de clarté qu’avant. Pour certains, l’aspect un peu nu et brut des façades peut paraître froid mais ça ne me gêne pas », conclut Catherine. Annie, 65 ans, a bien du mal à reconnaître les lieux. « Je cherche la salle d’accouchement », lâche-t-elle en rigolant. Elle aussi a travaillé à l’Hôtel-Dieu dans les années 80. Un peu « déboussolée », l’infirmière, aujourd’hui à la retraite, tente de se repérer : « Pour l’instant, j’ai un peu du mal ». Et d’ajouter : « En tout cas, la transformation est impressionnante ».